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Quand le Saint-Emilion était un vin blanc

À l’évocation de Saint-Émilion, le monde entier pense à un vin rouge. Des collines calcaires, des caves creusées dans la roche, des crus classés au prestige centenaire… Mais il n’en a pas toujours été ainsi. L’histoire de ce vignoble, inscrite dans la pierre et dans les mots, raconte une autre vérité : avant de se couvrir de vignes aux raisins rouges, Saint-Émilion fut d’abord une terre de vins blancs. Et c’est dans ce passé que s’enracinent les noms de cépages qui font aujourd’hui la grandeur du Bordelais.

« Rien n’est immuable, tout se transforme. » — Héraclite d’Éphèse

Quand Bordeaux parlait le langage du vin blanc

Du Moyen Âge jusqu’au XVIIIe siècle, l’essentiel de la production bordelaise est blanc. Les … Lire la suite

« Ne laissons pas mourir la viticulture dans l’indifférence » Stéphane Gabard

Dans nos vignes, dans nos fermes, nous crevons. Et tout le monde semble s’en accommoder. Les viticulteurs s’épuisent, s’endettent, sombrent. Leurs produits ne se vendent plus, ou à des prix qui ne couvrent même plus les coûts de production. Nos métiers ne permettent plus de vivre, juste de survivre. Quand ce n’est pas pire.

Pendant ce temps, les charges explosent : l’inflation, les prix de l’énergie, les normes toujours plus nombreuses, les accidents climatiques… Et malgré cela, les prix de nos vins en vrac s’effondrent. Où passe la valeur ? Certainement pas dans nos poches. Les consommateurs, eux, continuent de payer plus cher en rayon et nous continuons de vendre à perte. Cherchez l’erreur.

On nous parle d’environnement, de durabilité, … Lire la suite

Dans le bordelais, les héritiers de la vigne arrachent pour retrouver « une économie saine » (La Tribune)

REPORTAGE. Bordeaux arrache 8.000 hectares de vignes, en majorité dans l’Entre-deux-Mers. Les domaines familiaux de cette région volumique abolissent la monoculture du raisin, partagés entre colère, amertume et espoir.

Des coteaux dans le brouillard. Des monticules de vignes qui brûlent. Sur les routes de l’Entre-deux-Mers, cette vaste région de culture à l’est de Bordeaux, on cherche du regard les parcelles arrachées (disséminées), celles laissées en friche (nombreuses) et on s’étonne de croiser de très jeunes ceps plantés quand l’économie du vin s’effondrait déjà. Ce terroir de vins rouges et blancs de grande consommation doit arracher 4.900 hectares d’ici la fin du mois de mai.

Dont 171 hectares rien que pour Sauveterre-de-Guyenne. Cette bastide médiévale de caractère abrite le domaine doublement … Lire la suite

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