Une chimiste de 27 ans découvre un procédé révolutionnaire pour recycler l’europium.

Longtemps, Marie Perrin ignorait tout du rôle central des terres rares dans notre quotidien. Pourtant, ces dix-sept métaux discrets sont partout. Du néodyme dans les moteurs de nos voitures électriques, aux aimants miniatures de nos écouteurs sans fil, en passant par l’europium qui éclaire nos écrans ou le gadolinium utilisé en IRM médicale, ils sont les rouages invisibles de notre monde technologique. Même les éoliennes et les batteries rechargeables en dépendent.

Contrairement à ce que leur nom suggère, les terres rares ne sont pas si rares : on en trouve dans la croûte terrestre à des concentrations comparables à celles du cuivre. Mais elles sont disséminées, rarement présentes sous forme de gisements exploitables, ce qui rend leur extraction complexe, polluante, et surtout, largement monopolisée par la Chine. À elle seule, cette dernière contrôle environ 70 à 90 % de la production mondiale, selon les éléments.

Et l’Europe ? Elle dépend à près de 98 % d’importations venues de l’étranger pour ses besoins en terres rares. Une vulnérabilité stratégique que la guerre économique et la transition énergétique ne font que souligner davantage.

Exemples d’usage des terres rares
  1. Électronique & numérique
    • Néodyme : aimants puissants pour les haut-parleurs, casques audio, disques durs, moteurs de drones.
    • Europium et terbium : luminophores pour écrans LED, téléviseurs, ampoules basse consommation.
  2. Énergie et transition écologique
    • Dysprosium, néodyme, praséodyme : aimants pour éoliennes et moteurs de véhicules électriques.
    • Lanthane : électrodes dans certaines batteries NiMH (utilisées par exemple dans la Prius de Toyota).
  3. Défense et aérospatial
    • Yttrium, gadolinium : alliages pour turbines d’avion, systèmes de guidage de missiles, radars.
  4. Médecine et optique
    • Gadolinium : agent de contraste en IRM.
    • Cérium : verres optiques, lunettes de sécurité, pare-brises résistants aux UV.

C’est dans ce contexte qu’une jeune chimiste, armée de curiosité et de patience, a peut-être trouvé la clé d’un avenir plus autonome et plus propre. Marie Perrin a mis au point un procédé de recyclage biochimique de l’europium.


Une chimiste de 27 ans découvre un procédé révolutionnaire pour recycler les terres rares

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