À la mémoire de Jean-Marie Lanoue

N’ayant pas pu être présent à ses obsèques le mercredi 23 avril 2025 à 14h30 en l’Eglise de Soulignac , je tiens à rendre ici un hommage personnel à Jean-Marie Lanoue, ami et compagnon d’engagement au service de la viticulture, qui nous a quittés.

Né en 1946 à Soulignac, Jean-Marie avait ancré toute sa vie dans son terroir et dans la passion de la vigne. Après l’école primaire de Soulignac, il avait poursuivi sa formation de technicien viti-œno à l’École de Viticulture et d’Œnologie de La Tour Blanche, à Bommes. De cette formation, il avait tiré la rigueur et le savoir-faire qui allaient faire de lui un viticulteur exemplaire.

Même après son départ en retraite, Jean-Marie était resté profondément attaché à son exploitation et à l’évolution de la viticulture. J’ai eu souvent le plaisir de recevoir ses appels, où nous échangions sur l’actualité de notre métier, toujours avec passion et lucidité.

Son engagement professionnel et associatif fut remarquable : Chevalier de l’Ordre du Mérite Agricole en 1977, Officier en 2010, puis Chevalier de l’Ordre National du Mérite en 2014. Nous avons eu l’occasion de travailler ensemble au sein du Syndicat des Bordeaux, lorsque nous étions tous deux délégués, et de partager les valeurs de l’Ordre du Mérite Agricole.

Jean-Marie, c’était aussi un homme de son village, investi dans la vie locale, président de la Société de Chasse, conseiller municipal, délégué de la MSA, et secrétaire de l’Association des Membres du Mérite Agricole en Gironde. À chaque engagement, il apportait son sérieux, sa disponibilité et sa générosité.

Ses passions, la chasse, la cueillette des champignons, et l’aviation — avec, entre autres, un vol en avion de chasse et une expérience de voltige aérienne — témoignaient de sa curiosité et de son goût de l’aventure. Jean-Marie savait aussi apprécier les plaisirs simples : un bon repas de foie gras, de magret, de confit ou d’entrecôte bazadaise, toujours accompagné des vins de Gironde qu’il savait si bien défendre.

Au-delà de son parcours, je garderai le souvenir d’un homme profondément attaché à sa terre, à notre Entre-deux-Mers, passionné par son métier, tellement fidèle en amitié, et toujours prêt à rendre service.

En ces moments douloureux, j’adresse à sa famille mes plus sincères condoléances, et tout particulièrement à sa fille Marjorie, avec qui j’ai eu le plaisir de travailler lorsqu’elle était en poste à la mairie de Sauveterre-de-Guyenne.

Jean-Marie laisse derrière lui une empreinte forte, faite de passion, d’engagement et d’humanité.
Il est passé sur terre en faisant le bien. Qu’il repose en paix.

Lire l’article de Sud-Ouest

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