Arrachage collectif à Bordeaux : comment ça marche.

Face à la crise économique profonde, un grand nombre d’exploitations du vignoble de Bordeaux, aux profils multiples, se trouvent dans des situations très difficiles et dans l’incapacité, matérielle et financière de poursuivre l’entretien de leur vignoble. Le risque est que ces vignes soient abandonnées et deviennent des foyers de maladies, exposant l’ensemble du vignoble à une situation phytosanitaire incontrôlable.

C’est dans ce contexte que la filière des vins de Bordeaux, l’État et la Région Nouvelle-Aquitaine se sont mobilisés pour mettre en œuvre un dispositif d’intérêt collectif d’arrachage sanitaire des vignes afin de préserver le vignoble d’une crise sanitaire majeure et favoriser sa restructuration.

Ce dispositif vise à arracher jusqu’à 9 500 hectares aidés à hauteur de 6000 € par hectare, pour une enveloppe globale de 57 millions d’euros, selon la répartition suivante : 

  • 38 millions d’euros, dont 30 déjà confirmés, financés par l’État, destinés à aider la mise en zones naturelles/jachère ou boisement des parcelles arrachées
  • 19 millions d’euros financés par l’interprofession (CIVB), destinés à aider à la diversification des parcelles arrachées.

En parallèle, la Région Nouvelle-Aquitaine contribue au dispositif, avec une enveloppe de 10 millions d’euros consacrés à la reconversion agricole des terres après arrachage (financement d’une quote-part des investissements de diversification du viticulteur). Les fonds FEADER seront utilisés à cet effet.

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