Charles le grand.

Le 9 novembre 1970, Charles De Gaulle s’éteint.

Dans son testament, il a stipulé ne vouloir à ses obsèques ni président, ni ministres, mais sa famille, le conseil municipal de Colombey et… “ses” Compagnons membres de l’ordre de la Libération. Ces liens-là sont plus forts que la mort.

Lorsqu’il annonce la mort du Général, le Président Georges Pompidou, dit aux Français : « La France est veuve ».

Le général, entre le 18 juin 1940 et le 28 avril 1969 aura sauvé, formé, reformé et transformé la France.

Pendant toutes ces années le Général De Gaulle lutte contre l’effondrement d’une civilisation, consacrant sa vie pour sauver la France, quand d’autres, nombreux, sont prêts à donner la France pour sauver leur vie.

De Gaulle voulait une France forte, grande et puissante, à même d’inspirer une Europe des Nations ; Quand d’autres la veulent faible, alignée, divisée, petite, servile et asservie.

Charles De Gaulle se savait et se voulait au service de la France, quand d’autres veulent une France à leur service. Il suivait un destin, quand d’autres pense surtout à leur carrière.

De Gaulle écoutait le peuple, lui laissant tout sa place, et lui obéissait quand il lui demandait de partir. Quand d’autres, quand le même peuple lui signifie son désaccord, s’accroche à leur siège, à leur pouvoir, aux dernières branches, cohabitent avec le peuple, voire l’ignore.

Profondément laïc, il était intimement chrétien.

L’homme de Colombey était une ligne droite ; Il laisse dans l’Histoire une certaine idée de la France et l’idée qu’il se faisait d’un nouvel ordre du monde.

La France que l’on pensait, grâce à lui, éternelle, dont la grandeur, depuis, s’étiole, faute de sens pour donner un moteur à l’action, faute d’objectifs clairs et partagés pour entraîner le peuple vers un destin commun, faute d’horizon pour s’abstraire des soucis quotidiens, voir loin, voir juste et faire.

50 après la mort du Général, nous sommes à la croisée des chemins.

(Merci à Michel Onfray et son dernier livre « Vies parallèles – De Gaulle et Mitterrand » dont je me suis largement inspiré pour rédiger ce billet)

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