Commerce équitable… pour les productions française !!!

Lorsqu’on achète un paquet de café ou une main de banane on est jamais sûr qu’à l’autre bout de la chaîne le producteur ait été décemment payé de son travail… Des organisations ont donc développer un label « commerce équitable ».

Ce label certifie au consommateur que tel ou tel produit en provenance d’Amérique latine ou d’Afrique respecte la charte « commerce équitable ». En premier lieu, il certifie que le produit a bien été acheter au producteur à un prix suffisamment rémunérateur pour lui permettre de « gagner sa vie » et de vivre décemment lui et sa famille.

A Bordeaux , nous sommes incapable de nous mettre d’accord sur un prix minimum. Qui plus est, si nous pouvions nous mettre d’accord, cette entente serait lourdement sanctionnée par nos lois : l’entente sur les prix n’est pas légale . Quant à la vente à perte, pour l’instant elle n’est pas applicable dans la production !

Lorsque l’on voit fleurir des bouteilles de Bordeaux à 1€00, pourtant, on a bien conscience qu’il s’agit d’une vente à perte : pour le viticulteur qui a certainement vendu en dessous de son prix de revient, pour le négociant qui ne gagne pas un centime sur chaque bouteille, et pour la grande surface qui ne compte pas dans son prix de revient le coût de la mise en rayon, le coût du mètre linéaire de rayon utilisé , des têtes de gondoles, voire des publicités faites , à cette occasion sur le produit : anniversaire de ceci ou de cela…

Alors comment faire ?

Et bien je propose de mettre en pace, nous aussi, un label « commerce équitable » : il serait donné comme les médailles pour un nombre de cols, à condition que le prix de vente soit suffisamment rémunérateur pour le producteur, afin que lui et sa famille puisse vivre décemment et qu’il puisse participer à la solidarité nationale en payant ses charges fiscales et sociales !

Ce qui est vrai pour le vin est vrai pour toute l’agriculture française !

1 commentaire pour “Commerce équitable… pour les productions française !!!”

  1. Jean-Yves Rossignol

    Ou comment la régulation est nécessaire au libéralisme…
    Dans le cas du commerce équitable, on ne peut parler d’entente sur les prix au sens de ce que le libéralisme dénonce au nom de la concurrence libre et non faussée.
    L’entente sur les prix n’est pas légale lorsqu’elle implique des acteurs concurrents dominant le marché, de ce fait implicitement en position de monopole. Mais le regroupement des forces pour obtenir une force de négociation des prix est légale.
    Le principe du commerce équitable repose sur le regroupement de petits producteurs, aidés par des ONG, qui améliorent leur organisation pour augmenter leur capacité de négociation sur le marché en réduisant leur dépendance vis-à-vis des intermédiaires.
    C’est une économie davantage fondée sur la coopération que sur la compétition.
    Rien n’empêche les viticulteurs d’adopter la même stratégie. Mais le paradigme ambiant est ici tout autre… Poussée à l’extrême, la compétition est autodestructrice. On en est à devoir réapprendre les vertus de la coopération !

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