Ecologie : le futur est une promesse !

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J’ai croisé un jeune couple écolo qui m’a dit ne pas vouloir avoir d’enfant à cause de l’impact des naissances sur le changement climatique ! Comme si la procréation était pour lui un « écocide » ! Un peu plus tard, un pédopsychiatre me rapporte que de jeunes enfants lui sont adressés car ils ont le sentiment d’être nuisibles sur terre, et le vivent très mal … Comme si la fin du monde était proche et due à l’irresponsabilité de l’humanité. Mais comment peut-on diffuser de telles abominations ? Dans le même temps, Barbara Pompili et Eric Dupont-Moretti imaginent créer un délit d’écocide. Procréer en fera-t-il partie ?

Heureusement, je suis en train de lire le livre de Michael Shellenberger1, essayiste et fondateur d’ONG pro-climat (photo). Il est une figure incontournable de la cause climatique aux Etats-Unis. Cela fait trente ans qu’il laboure le terrain. Dans ce dernier livre, ce n’est pas contre les puissances industrielles et les multinationales qu’il concentre ses attaques. Sa cible est l’écologie radicale, d’Extinction Rebellion à Greta Thunberg, en passant par la représentante américaine et porteuse du Green New Deal, Alexandria Ocasio-Cortez, qu’il accuse de « nuire à l’environnement ».

Il met des mots sur un phénomène que nous observons ici. Notre humanité est victime des partisans d’une écologie radicale, une sorte de nouvelle inquisition, tant elle refuse la contradiction et prétend détenir une vérité révélée qu’elle diffuse avec l’aide de médias souvent compatissants autant qu’ignorants, et quelques sponsors intéressés.

La réalité est tout autre ! Elle est enthousiasmante ! Petit tour d’horizon …

L’extrême pauvreté dans le monde n’a jamais été aussi basse. Elle est passée de 44% à 10% entre 1981 et 2015. La mortalité infantile est passée elle de 43% à 4% seulement. L’espérance de vie de 40 à 70 ans. Dans le même temps, le taux de croissance de la population humaine a diminué. Nous avons moins d’enfants, ils sont mieux éduqués. Bien sur il y a encore des progrès à faire, mais nous sommes sur le bon chemin.

Nous sommes plus résilients que jamais : les décès dus aux catastrophes naturelles ont diminué de plus de 90 %. Nous produisons 25% de plus de nourriture que ce dont nous avons besoin. Ce sont les plus gros surplus de l’histoire de l’humanité. Il n’y a aucun scénario scientifique pour que l’une ou l’autre de ces tendances ne s’inversent, même avec des niveaux de réchauffement élevés. Nous nous engageons dans une diminution des gâchis alimentaires en travaillant sur la qualité de la production et sur les capacités de stockage dans de bonnes conditions.

Il est vrai que les ouragans et autres catastrophes naturelles causent plus de dommages économiques qu’autrefois. Mais cette augmentation est due surtout à l’augmentation de notre patrimoine en qualité et en quantité. Plus la valeur de notre patrimoine est élevée, plus les dégâts sont chers.

Les décès dus aux catastrophes naturelles sont à leur plus bas niveau depuis 120 ans. A peine 2900 personnes sont mortes de catastrophes naturelles au 1er semestre 2020, ce qui est bien inférieur aux chiffres moyens de la décennie ! Ni le GIEC ni aucun organisme scientifique réputé ne prévoit de renversement de cette tendance à long terme, même si la température augmentait de 3°C au plus !

L’administration américaine (NOAA) prévoir que l’intensité maximale des ouragans et des tempêtes tropicales en l’atlantique augmentera de 5% au 21ème siècle, mais que la fréquence diminuera de 25%.

Il en va de même des incendies qui sont bien plus liés à la proximité entre la population et les forêts, qu’à une cause liée au changement climatique. Nos efforts doivent donc porter sur la protection contre les incendies et sur la gestion des forêts.

Qu’en est-il de l’élévation du niveau de la mer ? Si la prédiction du GIEC d’une hausse de 60 cm d’ici 2010 se réalisait, la lenteur et le rythme du changement laisseront à l’humanité le temps de s’adapter. Les habitants des Pays-Bas ne nous ont-ils pas prouvé qu’on pouvait vivre sous le niveau de la mer ?

Qu’en est-il du risque de catastrophe climatique ? Le livre de Vaclav Smil « Global Catastrophes and Trends » 2 le classe en dernière catégorie bien loin derrière les autres risques : les guerres, les maladies, les éruptions volcaniques, les tremblements de terre, les tsunamis, les astéroïdes …

Consacrons donc notre temps et notre énergie à de vrais sujets : la protection de la biodiversité et du monde sauvage, la lutte contre l’urbanisation des pays développés, la protection des espaces agricoles et le développement des espaces forestiers, la protection de nos espaces marins et des océans, la préservation des stocks mondiaux de poissons…

Nous avons déjà fait de nombreux progrès :

Nous tuons 97% de baleines en moins qu’en 1960 ! La déforestation du Brésil reste à son plus bas niveau depuis 10 ans. Les pays européens, dont la France, reboisent. Il y a aujourd’hui 25 fois plus d’aires protégées qu’il n’y en avait en 1960.

Les hommes ne sont pas responsables d’un « sixième extinction de masse » ! Seulement 0,8% des plantes, des animaux et des insectes ont disparu depuis 1500 ; les ¾ des espèces ne sont pas menacées, elles survivent en petit nombre, bien mieux que nous ne le pensions.

Et pour cause, car l’humanité grâce aux progrès d’agriculture, de la sélection variétale, de la protection des plantes, utilise toujours moins de terre pour se nourrir. Depuis 2000, par exemple, la superficie utilisée pour les pâturages a diminué de 80%.

L’intensité carbone de l’énergie diminue depuis 150 ans au fur et à mesure des progrès. Les émissions elles-aussi sont à leur maximum et elles baisseront à chaque fois que l’on remplace le charbon par le gaz naturel ou le nucléaire, comme on le fait en France.

Ainsi donc, contrairement aux idées largement diffusées en ce moment, nous avons de bonnes raisons de penser que le monde que nous laisserons à nos enfants sera en meilleur état que celui dont nous avons hérité ! La vérité vaincra, n’en déplaise aux « déclinologues » et aux oiseaux de mauvais augures qui utilisent l’écologie comme support à d’autres projets.

Nous réussirons à œuvrer pour l’environnement et le climat comme nous l’avons fait pour d’autres fléaux ! Cette tâche n’est pas surhumaine, elle est à notre portée ! C’est cet enthousiasme qu’il convient de propager autour de nous. Nous ne sommes ni des Dieux, ni des animaux. Nous sommes résolument humains et nous avons un rôle éminent à jouer sur la terre. Préférons donc les vitamines aux anxiolytiques. Et surtout n’interdisons pas aux jeunes parents d’avoir des enfants et de les éduquer pour qu’ils deviennent les acteurs d’un monde meilleur ! Procréer est la plus belle chose qui soit !

Méfions nous des grandes radicalités contemporaines que propose l’écologie politique et punitive, le transhumanisme et l’animalisme. Elles sont décrites avec justesse dans le livre de Francis Wolff « 3 utopies contemporaines »3. Un livre de philosophie très accessible et très didactique dont je vous conseille la lecture.

Soyons résolument humains et humanistes et retrouvons ensemble tous nos rêves de libération collective ! Ne perdons pas l’espoir, le futur est une promesse !

1 “Apocalypse Never: Why Environmental Alarmism Hurts Us All”

2 « Global Catastrophes and Trends : the next fifty years » The MIT Press.

3 “Trois utopies contemporaines” de Francis Wolff Fayard, 2017

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