la situation de l’emploi en France

Le 3 janvier, la ministre de l’économie, des finances et de l’emploi a présenté en conseil des ministres une communication sur la situation de l’emploi en France. Le gouvernement s’est fixé un objectif de plein emploi en 2012, c’est-à-dire un taux de chômage de l’ordre de 5% et un taux d’emploi proche de 70%.

D’ores et déjà, la situation de l’emploi est en nette amélioration en 2007.

  • Sur les quatre derniers trimestres connus, 312 000 emplois salariés ont été créés dans l’ensemble de l’économie, soit bien plus que sur la totalité de l’année 2006 (+229 000).
  • Le taux de chômage, au sens du BIT, est passé de 8,8% en 2006, à 7,9% au troisième trimestre 2007, son niveau le plus bas depuis 5 ans, soit moins de 2 millions de demandeurs d’emploi inscrits à l’ANPE en catégorie 1.
  • La baisse touche toutes les catégories, notamment les jeunes, les séniors et les chômeurs de longue durée.

Les mouvements à venir sur le marché du travail, liés aux créations d’emplois dans les secteurs en croissance et au remplacement des départs à la retraite, représentent un défi considérable à relever : face à des besoins de recrutements que l’on peut estimer à environ 750 000 par an jusqu’en 2015, le risque est de voir coexister chômage et tensions dans certains secteurs ou territoires, du fait d’un manque d’adaptation des qualifications et d’un manque de mobilité.

Ainsi, au-delà de la politique de croissance et de création d’emploi, menée en 2007 (avec notamment la loi en faveur du travail, de l’emploi et du pouvoir d’achat) qui se poursuivra en 2008 avec une loi de modernisation de l’économie, l’enjeu est également de réformer le marché du travail, comme défini dans l’agenda social le 21 décembre 2007 par le Président de la République et dans la lettre adressée aux partenaires sociaux.

  • La première priorité est la formation et la qualification. Un groupe de travail sur la formation professionnelle continue, réunissant les différentes parties prenantes, devra remettre fin mars des propositions afin d’établir un partage clair entre les sujets qui relèvent de la négociation collective et ceux dont se saisira le Gouvernement.
  • La seconde priorité est l’orientation, celle des jeunes comme des salariés en cours de carrière, ainsi que le placement. La fusion de l »ANPE et des ASSEDIC sera mise en œuvre cette année. Le projet de loi sera discuté au Parlement dès la semaine prochaine. Cette reforme sera complétée par la redéfinition du rôle des autres acteurs du service public de l’emploi et la réforme de nos dispositifs d’incitation et de soutien au retour à l’emploi des personnes les plus éloignées du marché du travail, avec notamment le Revenu de solidarité active.
  • La troisième priorité est la sécurisation des parcours professionnels tout au long de la vie active. Le gouvernement souhaite que la négociation interprofessionnelle sur le marché du travail aboutisse dans les prochains jours. La négociation de la prochaine convention d’assurance chômage devra ensuite également être menée rapidement.

Ces différentes réformes doivent se traduire par un accroissement significatif de notre taux d »emploi, notamment ceux des jeunes et des seniors.

Parallèlement, le gouvernement entend poursuivre la politique en faveur de l’emploi des séniors, en renforçant par exemple l’accompagnement des demandeurs d’emploi séniors.

Enfin, le volet emploi du plan « Respect et Egalité des Chances » devra permettre à chaque jeune issu des quartiers fragiles qui s’engage, d’obtenir une réelle autonomie par le fruit de son travail.

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