Le Bordeaux Rouge se vend mal, le Bordeaux Blanc ne se vend pas !

Dans cette période, cessons de nous demander s’il faut produire moins ou s’il faut vendre plus ! Il faut faire tout cela à la fois : vendre plus, produire moins, diversifier nos productions et maîtriser nos dépenses !

Chers collègues,

Le Bordeaux Rouge se vend mal, le Bordeaux Blanc ne se vend pas ! Notre demande d’un prix minimum a échouée sur le rocher de la réglementation. Mais dans cette crise profonde les chiffres du mois de Mars redonne un peu le moral : entre 45000 et 75000 hl de Bordeaux rouge sont vendus chaque semaine. On tient les volumes. Deux types de prix sont pratiqués : autour de 800 € pour 50 à 70% des transactions, autour de 1100 € et plus, pour les autres. Dans ce contexte, le prix moyen ne veut rien dire, il est entre 915 et 945 € le tonneau. Ce n’est pas plus brillant pour nos collègues, d’autres appellations bordelaises viennent nous concurrencer sur nos marchés !

Dans cette période, cessons de nous demander s’il faut produire moins ou s’il faut vendre plus ! Il faut faire tout cela à la fois : vendre plus, produire moins, diversifier nos productions et maîtriser nos dépenses !

« Vendre plus », c’est notre travail à tous, c’est notre lot quotidien. Au-delà des projets personnels de chacun qu’il convient de soutenir, nous avons proposé un projet collectif : le développement de l’A.O.C. Bordeaux Clairet. Nous souhaitons mettre en place trois groupes de travail : un groupe « produit », un groupe « vinification » et un groupe « emballage ». Merci de rejoindre cette réflexion dont l’objectif est d’attaquer de nouveaux marchés avec un produit « nouveau » pour 98% des consommateurs ! Un produit qui ne sera pas concurrent de nos autres produits et qui permettra à Bordeaux de faire rentrer les jeunes dans l’univers de Bordeaux !

« Produire moins », c’est accompagner et soutenir le plan d’arrachage volontaire proposé par Ch.Delpeuch. C’est aussi aller vers une plus grande maîtrise des rendements de chaque appellation de Gironde. Notre demande est simple : que chaque appellation de la Gironde produise les volumes qu’elle est capable de vendre ! Que chaque Syndicat adapte ses propres rendements aux volumes qu’il commercialise et cesse de confier aux appellations régionales la commercialisation des vins qu’il ne peut pas vendre sous son nom.

« Diversifier nos productions », c’est, peut être, consacrer une partie de nos moûts à la concentration, afin de chaptaliser nos vins, avec notre propre sucre de raisin… Nous étudions cette piste sérieusement, nous vous en reparlerons.

« Maîtriser nos charges », c’est plus que jamais défendre la possibilité pour les viticulteurs qui le souhaitent de cultiver les « Vignes Hautes et Larges ». Il y a un an nous avions demandé à l’INAO de nommer une commission d’expert sur le sujet des densités de plantations. Cette commission a rendu ses conclusions : « les vignes à 3 mètres peuvent être admises à condition de maîtriser la hauteur de feuillage (mini 1m50) et la charge » ! C’était notre demande ! Forts de ces conclusions nous sommes désormais près à recevoir la commission d’enquête. Quelquefois, ça fait plaisir d’avoir eu raison contre tous ! Dans le combat pour la reconnaissance des VHL nous avions raison !

Yves d’Amécourt

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