Mon « coup de gueule » ce matin sur Sud-Radio : « le gouvernement prépare une loi d’exception pour accélérer l’installation des éoliennes »

22 août 2022 : le débat du 10h30-Midi de Christine Bouillot avec Noemie Halioua, Nicolas Jeanneté et Yves d’Amécourt.

Emmanuel Macron, le 14 janvier 2020, à Pau, lors d’une table ronde sur le thème de « l’écologie dans nos territoires » avait dit : « Le consensus sur l’éolien est en train de nettement s’affaiblir dans notre pays ». Avant d’ajouter que « de plus en plus de gens ne veulent plus voir d’éolien près de chez eux, considèrent que leur paysage est dégradé ».

En 2021, depuis la Polynésie française, toujours à propos de l’éolien, il avait défendu « le pragmatisme au cas par cas », pour éviter « d’abîmer nos paysages ». Il avait ajouté : « c’est une part de notre patrimoine, de notre richesse profonde, de notre identité. ».

En août 2021, nous avions signé une tribune avec David Lisnard, Maire de Cannes, sur le sujet de l’énergie. Nous répondions à la volonté exprimée par le Président de la République « de plus concertation locale ». Nous proposions pour cela une solution très simple : soumettre l’installation d’éoliennes au code de l’urbanisme comme n’importe quelle autre installation industrielle.

Mais voilà qu’aujourd’hui la majorité nous prépare un projet de loi pour accélérer l’implantation des éoliennes en supprimant les maigres voies de recours qui restaient aux opposants, en tournant le dos aux élus locaux, en achetant les habitants des environs, et en s’asseyant sur les lois qui visent à protéger l’habitat des espèces protégées !

Qui plus est cette « loi d’exception » répondrait, selon le gouvernement, à une « raison d’Etat » !

Pourtant, chacun sait aujourd’hui que les éoliennes qui sont implantées en France ne répondent pas à l’urgence climatique puisque l’électricité, en France, est déjà largement décarbonée grâce au nucléaire et à l’hydroélectricité. Sur ce sujet précis, la France est le meilleur élève de l’Europe.

Chacun sait aussi, que l’électricité produite par les éoliennes est intermittente et que pour compenser cette irrégularité dans la production on fait appel aux énergies fossiles. Est-ce le moment de s’engager dans une nouvelle dépendance aux énergies fossiles ?

Chacun sait, enfin, que le rapport qualité/prix de l’électricité éolienne est plutôt mauvais !

La souveraineté énergétique de la France, l’exemplarité de notre mix énergétique vis-à-vis du climat, le bon usage de nos finances publiques, ne sont pas des sujets anodins. Ils méritent de raisonner sur le long terme et de s’abstraire de l’idéologie ambiante, fusse-t-elle véhiculée par la Commission Européenne !

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