Nicolas Sarkozy dans les Vignes à Bordeaux

Hier après-midi, Nicolas Sarkozy, invité par Jean-Paul Garraud, était aux Artigues-de-Lussac où il a visité une propriété viticole. L’occasion d’une table ronde avec les viticulteurs en présence d’Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Michèle Alliot-Marie, …

Lors de cette table ronde, Nicolas Sarkozy a réaffirmé ce qu’il avait dit aux vignerons de Sancerrre l’avant-veille.

Puis il a ajouter que la filière viticole était essentielle dans la balance commerciale de la France et qu’il convenait de « mettre le paquet » sur quelques filières, dont le vin, plutôt que de se dispercer, car, a-t-il poursuivi, « prendre des parts de marché à l’étranger est difficile, il convient d’aider les quelques filières importante qui font la France ».

Le Président du syndicat des Bordeaux, Bernard Farges, a remi à Nicolas Sarkozy la petite plaquette « PLAISIR < 0,50 g/litre", éditée par le Syndicat. Cette communication a satisfait le candidat.

A l’issu de cette table ronde les représentants du comité de soutien « Les Viticulteurs avec Nicolas Sarkozy » lui a remi la lettre suivante.

« Objet : 4 mesures pour aider la filière vignes et vin

Monsieur le Président,

Depuis que nous avons mis en ligne le site internet « Les Viticulteurs avec Nicolas Sarkozy », il y a 15 jours, nous avons enregistré 6000 connections.

Votre programme contient des mesures générales de nature à rassurer notre filière (revalorisation du travail, sortie de la perspective des 35 heures, droits de succession, …). En cette période de crise, les viticulteurs attendent de vous, aussi, des mesures pour aider la viticulture. Depuis 10 ans, de nombreuses tables rondes ont été constituées, de nombreux observatoires ont été entendus, de nombreux rapports ont été écris…

Aujourd’hui il faut agir ! Ségolène Royale annonce des « états généraux de l’agriculture », nous avons besoin d’actions, de décisions, de fermes convictions ! Selon notre analyse voici 4 mesures pour la filière vignes et vins :

  • Mesure n°1 : à l’instar de ce qui se pratique chez nos voisins espagnols, ou anglais, ou bien en s’inspirant du programme éduc’alcool des Canadiens, autoriser une communication et une éducation sur la consommation « culturelle » de vin, produit de terroir, partie de notre histoire, ingrédient du régime alimentaire européen, bénéfique pour la santé. Cette promotion ne doit pas être opposée à une lutte contre l’alcoolisme sous toutes ces formes et à un encouragement à la responsabilité individuelle concernant l’alcool au volant.
  • Mesure n° 2 : faire un audit mondial sur les taxes et barrières douanières concernant le vin, sur tous les marchés du monde en comparant le traitement des vins du nouveau monde (Australie, Chili, …) et celui pratiqué sur les vins Français et Européens. Est-il bien normal que les taxes à l’entrée au Royaume-Uni soient de 1€87, pour une bouteille de vin « entrée de gamme » achetée entre 1€50 3€00 au producteur ? Est-il bien normal que pour avoir accès au marché Coréen les vins Chilien ne soit soumis à aucune taxe, contrairement aux vins Français ?
  • Mesure n° 3 : simplifier les organismes de tutelle de la viticulture en France qui sont environ 400 et qui sont autant de coteries et de citadelles…Un enchevêtrement d’organismes et d’administrations qui empêche toute prise de décision rapide quand une filière doit accomplir des changements profonds. Un petit monde dans lequel de nombreuses personnes ont le pouvoir de dire « non » mais où personne n’a le pourvoir de dire « oui, on y va » ! Nous avons besoin de dégripper la filière !
  • Mesure n°4 : permettre la décentralisation des prises de décisions dans chaque région et la mise en place de processus démocratiques au sein des bassins de production. Intégrer à nos réflexions, la grande distribution française, afin de mettre en place, ensemble, des outils de meilleure répartition des marges entre les différents opérateurs, du producteur au consommateur.

Dans l’attente et dans l’espérance… parce qu’« Ensemble tout est possible » !

Cette lettre au Candidat a été remise conjointement à Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin, Nathalie Kokiewsko-Morizet,… Je m’en suis personnellement entretenu avec Alain Juppé.

A l’issue de cette visite Nicolas Sarkozy a tenu un meeting à Bordeaux. Cliquez ici pour accéder au discours qu’il a prononcé sur « la vie ».

3 commentaires sur “Nicolas Sarkozy dans les Vignes à Bordeaux”

  1. Cher Yves, ainsi que je le fais une fois par semaine environ, je viens d’aller me promener sur ton blog.

    En me promenant (web parlant) dans le monde de la viticulture, je me suis souvenue d’un article fleuve que j’avais découpé dans le Figaro le 7-8 octobre dont le titre est : "L’alcool coule à flots sur les campus des grandes écoles"

    On y explique comment les BDE (bureaux des élèves) sont sponsorisés généreusement par des marques d’alcool telles que Pernod-Ricard, Bacardi-Martini, Kronenbourg, Rémy Cointreau, Heineken … pour financer des festivités. Bien sûr les marques en question ne font pas de la publicité avérée puisque c’est interdit, mais elles distribuent gadgets et cadeaux et fournissent presque gratuitement de quoi abreuver durablement et gratuitement des générations d’étudiants. Ces étudiants eux-mêmes parlent de beuveries innommables, comas éthyliques, jeunes qui arrivent à la fin de leurs études complètement accros à l’alcool.

    C’est un sujet que j’aborde souvent avec mes enfants, à Vannes, Nantes et à Paris, ils corroborent ce qui est écrit dans l’article.

    Si on compare cet état de fait avec la publicité interdite pour le vin "plaisir raisonnable à table", c’est scandaleux à mon avis.

  2. Yves d'Amécourt

    Une drogue est "une substance dont l’usage entraine une dépendance et des troubles graves". Ce n’est pas le cas du vin! Il n’y a pas l’once d’une étude allant contre cet état de fait. Ce qui me trouble c’est qu’on ait réussi à faire croire à certains (dont vous, apparemment)que le vin était une drogue, que les négociants était des "dealer"… Curieusement, ce processus a commencé lorsqu’on a voulu faire croire, dans le même temps, que le Canabis n’est pas une drogue! On rencontre donc des personnes qui croient que le vin est une drogue et que le canabis n’en est pas une!!!! C’est "stupéfiant" !

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