Quand Wall Street fait plier Trump : chronique d’une panique éclair

Le 2 avril 2025, Donald Trump, fidèle à son style tonitruant, annonce en fanfare une nouvelle salve de droits de douane à l’importation. Il promet « de rétablir la justice commerciale » et prédit une « victoire écrasante pour les travailleurs américains ».

Mais en coulisses, l’Amérique tremble. En quelques heures, les détenteurs étrangers de la dette américaine — à commencer par la Chine et le Japon — commencent à liquider leurs positions. Les taux d’emprunt à 10 ans flambent de 0,45%, signalant une perte de confiance. Wall Street s’enflamme : le Dow Jones plonge de 3,8% en quatre jours.

Le 5 avril, Jamie Dimon, patron de JPMorgan Chase, qui a la confiance du Président, lance l’alerte lors d’une conférence à New York : « Si cette tension commerciale dégénère, nous pourrions entrer en récession plus vite que prévu. » Le message est clair. Dans les salles de marchés, on murmure que « le mécanisme est grippé ».

Donald Trump, pourtant habitué à braver les tempêtes médiatiques, sent la menace peser sur la dette américaine. Le 9 avril, il annonce une pause de 90 jours dans l’application des nouveaux droits de douane, le temps de « négocier à nouveau ». « L’Amérique est forte, mais nous sommes ouverts à un accord juste », déclare-t-il, dans une volte-face remarquée : +10% de droits de douane, cette fois saluée par Wall Street comme un compromis équilibré.

Les marchés se stabilisent. Les bourses remontent. La peur d’un krach économique s’éloigne.

En chiffres : La semaine où Wall Street a vacillé

  • Dow Jones : ↘️ -3,8 % entre le 2 et le 5 avril 2025 (perte de plus de 1 200 milliards de dollars de capitalisation)
  • Taux d’intérêt sur la dette US à 10 ans : ↗️ +0,45 % en 4 jours
  • Vente de Treasuries :
    • 🇨🇳 Chine : -15 milliards $
    • 🇯🇵 Japon : -9 milliards $
  • Indice de la peur (VIX) : ↗️ +40 % en une semaine

Conclusion : la force du réel

Donald Trump aura retenu la leçon que les économistes lui avaient martelée : dans un monde hyper financiarisé, l’argent vote avant même les électeurs. Il impose finalement une hausse de 10% des droits de douane, sous les applaudissements d’un pays rassuré de voir ses Bourses se stabiliser.

Etait-ce un recul ? Etait-ce une stratégie : promettre de pire pour obtenir , finalement ce qu’on souhaitait initialement ? Personne n’en sait rien …

« Parfois, vous devez créer le chaos pour construire quelque chose de magnifique », a-t-il tweeté.

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