Dissolution

Le crépuscule des renégats

Ils ont tous trahi, leurs amis, leurs idées, leurs convictions, pour porter Emmanuel Macron au pouvoir. Et aujourd’hui, à l’aube de son crépuscule, ils recommencent. Comme dans la fable du scorpion et du renard. C’est plus fort qu’eux.

Tout avait commencé par des certitudes, des déclarations hautaines et des postures de vertu. Gérald Darmanin, encore chez Les Républicains, voyait en Macron « le poison définitif de la Ve République » — un « populisme chic », disait-il, « pur produit du système », un homme qui « promet tout, c’est Noël avant l’heure ». Édouard Philippe, plume acérée dans Libération, se moquait de « ce tribun adepte d’un populisme désinvolte », capable de « marcher sur l’eau et … Lire la suite

Un an après la dissolution, la France paye l’addition.

Il y a un an, presque jour pour jour, un président élu sur la promesse de la stabilité prit la décision la plus instable qui soit : dissoudre l’Assemblée nationale. Non pas pour répondre à une crise, ni pour restaurer l’autorité, mais pour reprendre la main – après une défaite électorale qui n’avait d’autre portée que celle de l’humiliation personnelle.

« Un acte gaullien », osa dire Gérald Darmanin, dans un moment de lyrisme hors de saison. Le Général, lui, convoquait le peuple dans les heures les plus tragiques. Emmanuel Macron, lui, l’a fait à l’heure de sa défaite. On parle du 18 juin ; on assista à un 9 juin d’enfant gâté. Un « itinéraire » – certes – … Lire la suite

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