Transports régionaux : les usagers du quotidien vont-ils rester sur le quai ?

Les propositions des ASSOCIATIONS TALENCE-MEDOQUINE et TRANS’CUB // Point presse du 1° juin 2021.

Dans leurs déclarations de campagne, la plupart des candidats délaissent les enjeux locaux de l’amélioration des transports du quotidien, qui intéressent pourtant tous les habitants-électeurs de la région. Nous avons alors interpellé l’ensemble des têtes de liste girondines et leur avons soumis quatre propositions qui améliorent les conditions d’accès à la métropole régionale, la 3éme agglomération la plus embouteillée de France.

1ème proposition : réguler le trafic poids lourds en transit, et notamment le point noir de la rocade bordelaise
avec l’expérimentation de la contribution spécifique poids lourds.

La loi climat qui vient d’être adoptée permet aux Régions d’expérimenter la contribution spécifique poids lourds sur des itinéraires sans péages. La région Nouvelle Aquitaine est directement concernée par la portion de la RN 10 de Poitiers au sud de Bordeaux. Cet itinéraire gratuit, plus court que celui de l’autoroute A 10, est largement utilisé par les poids lourds en transit, qui dégradent une infrastructure que la plupart d’entre eux, les internationaux, ne financent pas. Ces poids lourds empruntent la rocade bordelaise. La perception d’une contribution spécifique pour les poids lourds en transit, permettrait de réguler le trafic sur ces deux axes, en particulier aux heures de pointe et sans pénaliser l’économie locale, tout en améliorant la sécurité routière et en diminuant les pollutions .

2ème proposition : mettre en place une politique tarifaire équitable et multimodale pour tous les TC. En tant que responsable des transports collectifs routiers (cars départementaux) et ferrés (TER), la Région Nouvelle Aquitaine doit, avant d’augmenter le nombre de trains, harmoniser les tarifs pour remplir des TER qui, aujourd’hui, circulent à vide à 70% en moyenne,. Pour cela, il y a lieu de mettre en place une politique tarifaire équitable, incitative et multimodale :

  • en adaptant la tarification des TER, actuellement au kilomètre, avec celle, forfaitaire, des cars
    départementaux (2 € par voyage)
  • en mettant en œuvre rapidement un pass multi transports ; ce sujet n’avance pas depuis des années.

3éme proposition : réouvrir au plus tôt la gare TER de la Médoquine, qui deviendra le pôle d’échanges le plus
important de l’agglomération après Bordeaux-Saint-Jean. Malgré les déclarations qui lui sont extrêmement favorables, tout est fait pour retarder ce projet. On relance des études déjà faites. On annonce des coûts qui explosent, et sont incomparablement plus élevés que les derniers chantiers de même nature réalisés : Mérignac-Arlac et Pessac-Alouette. On ne prévoit maintenant sa réouverture qu’en 2025 au plus tôt , alors qu’elle aurait pu l’être dès 2022 s’il y avait eu une réelle volonté.

4ème proposition : améliorer réellement la circulation des TER entre Bordeaux et Langon. La création d’une troisième voie ferroviaire entre Bordeaux et Saint Médard d’Eyrans au coût pharaonique de 930 M€ serait, nous dit-on, nécessaire pour le RER ; ceci est rigoureusement faux ; elle n’aurait en réalité d’intérêt que dans le cas hypothétique de la mise en service de la LGV vers Toulouse . En tout état de cause, elle n’a pas à être financée par la Région aux dépens de la desserte locale vers Langon . En revanche, un aménagement de la gare de Beautiran pour seulement 50 M€ permettra aux trains du quotidien de se dépasser et ainsi, d’améliorer l’exploitation de la ligne : fréquences renforcées et temps de parcours réduits.


Contact : Asso. TALENCE-MEDOQUINE ; TRANSCUB ;

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