Amis viticulteurs : on nous ment !

La semaine dernière, LE RESISTANT, journal hebdomadaire du Libournais, révélait dans un article que selon un fonctionnaire bordelais de la DGCCRF, le repli était toujours possible en AOC Bordeaux Supérieur. C’est FAUX !

Chers collègues,

  • La semaine dernière, LE RESISTANT, journal hebdomadaire du Libournais, révélait dans un article que selon un fonctionnaire bordelais de la DGCCRF, le repli était toujours possible en AOC Bordeaux Supérieur. C’est FAUX ! Le repli n’est plus possible en AOC Bordeaux Supérieur depuis le 2 juillet 2006.
  • Dans les couloirs de l’INAO et de la FGVB, on apprend qu’il est interdit d’ajouter des copeaux de bois dans les vins finis d’AOC… C’est FAUX ! L’utilisation des copeaux de bois dans les vins d’AOC est autorisée tant que le décret l’interdisant n’est pas publié au JO. Or, sur le sujet, le Ministre n’a pas dit s’il signerait ou non la proposition de décret faite par l’INAO !
  • L’INAO est en train de déclasser à tour de bras des parcelles dont la densité de plantation est inférieure à celle mentionnée dans les décrets d’AOC. Attention, si la densité de plantation initiale est supérieure à celle du décret de l’AOC produite, et que le nombre de pieds manquants est inférieur à 20%, le viticulteur peut continuer à produire de l’AOC. Si l’INAO prétend le contraire, elle a tort, elle est hors-la-loi, elle ment !

Notre législation est déjà très compliquée, il serait donc bon, en cette période difficile pour tout le monde:

  • qu’on n’invente pas des textes qui n’existent pas ;
  • que chacun n’ait pas son interprétation personnelle des textes de lois et des règlements existants ;
  • que les administrations fassent respecter la loi, rien que la loi, seulement la loi; mais qu’on la fasse respecter partout… pas seulement là où c’est le plus facile, et chez les publics les plus vulnérables !

Il serait bon, aussi, qu’on nous donne enfin les armes pour nous battre sur les marchés mondiaux…ou alors il faut arrêter de nous dire en permanence que nos produits ne sont pas adaptés au goût des nouveaux consommateurs !

Yves d’Amécourt
Viticulteur et Conseiller Général de Sauveterre de Guyenne

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