Au sujet des copeaux…

Lettre à Dominique BUSSEREAU, Ministre de l’Agriculture et de la Pêche

Monsieur Dominique BUSSEREAU
Ministre de l’Agriculture et de la Pêche
78, rue de Varenne
75349 Paris Cedex 07 SP

Bordeaux, le 1er Décembre 2006

Monsieur le Ministre,

En Novembre dernier, le Comité National de l’INAO (CNINAO) a pris position contre l’utilisation des copeaux de bois dans les vins d’AOC. Ce faisant, le CNINAO va à l’encontre des directives de Bruxelles, contre votre volonté exprimée devant la filière viticole en mars dernier et contre l’avis d’un certain nombre de syndicats de producteurs qui souhaitent avoir accès à cette méthode pour reconquérir des marchés à l’export.

Monsieur le Ministre, je vous demande instamment au nom de mes collègues viticulteurs de refuser de signer le texte que vous propose l’INAO.

Vous êtes issu du mouvement “ Démocratie Libérale ”, alors, demandez à l’INAO :

– de laisser chaque syndicat se déterminer en consultant la base des viticulteurs et d’user ainsi de démocratie…
– de laisser plus de liberté dans l’élaboration des vins en échange du contrôle des produits finis et d’instaurer ainsi une once de libéralisme…

Monsieur le Ministre, vous trouverez ci-joint les articles parus sur mon blog (www.yves-damecourt.com) au sujet de l’utilisation des copeaux qui sont autant d’arguments pour vous convaincre de ne pas laisser le CNINAO dicter sa loi à une profession qu’il ne représente plus depuis longtemps !

Dans cette attente, je reste à votre disposition pour tout renseignement complémentaire et vous prie de croire, Monsieur le Ministre, à l’assurance de ma haute considération.

7 commentaires sur “Au sujet des copeaux…”

  1. Yves,
    Merci de te bouger pour défendre cette cause. Je vais moi aussi écrire au ministre. Ne serait-il pas opportun au niveau du syndicat par exemple, de faire un courrier type, de l’envoyer à tous nos adhérents pour qu’ils le renvoient à leur tour au ministre?
    Plus on sera au niveau Français à faire de même, on pourra peut étre avoir gain de cause.

  2. Je vous félicite et vous soutien pour ce combat que l’on ne finira par gagner que lorsque les pays concurrents trouveront l’utilisation des copeaux comme désuette…

    Il est cependant regrettable que nous soyons si peu nombreux à défendre l’utilisation de ces copeaux, alors que beaucoup l’utilise en Gironde, et ce, depuis un certain temps, mais chut !…

    De plus, il faut se battre pour pouvoir utiliser les copeaux en vinif sur moût, et pas uniquement sur vin fini, ou le résultat est bien moins interressant

  3. Jean-Daniel Debart

    Bravo Yves pour ce combat qui parait difficile alors que les copeaux, c’est simple, adapté à nos produits, moins cher et dont on maîtrise le dosage.

    Les copeaux sont victimes d’une diabolisation, bien alimentée par l’INAO qui joue avec ça en agitant la marionette comme d’autres syndicats politiques le font avec la mondialisation… De là à rapprocher ces deux mots monstrueux : copeaux et mondialisation, il n’y a qu’un tout petit pas que l’INAO ne s’empêcherait pas de faire pour convaincre le grand public que la viticulture française à sombré dans le côté obscur.

    Nous, viticulteurs, demandons simplement à nous battre avec des armes égales pour -justement- éviter la mondialisation qui pourrait détruire nos produits de terroir. Est-ce trop demander ?

  4. Jean-Michel Invernizzi

    C’est devenu une spécialité Française. Nous sommes les leaders de la production de vin de qualité. Mais au nom de dogmes dont on ne comprend même plus l’utilité, il ne faut pas se servir de technologies différentes, adaptées à l’export et au goût des consommateurs. Quand on aura perdu notre position de leader, peut être que dans d’obscurs bureaux, les hommes de l’INAO accepteront d’envisager cette possibilité. Evidemment, ce sera trop tard. Evidemment, ce seront les vignerons qui en auront payés le prix. Evidemment, personne ne sera responsable.

  5. Laurent Mazeau , President VHL Bordeaux

    Une fois de plus l’INAO fait la preuve de son incompétence … Je crains même le pire puisque les nouveaux membres seront les memes en moins nombreux … Tant que les décisions prises par les membres de L’INAO le seront pour empècher les autres AOC de progresser la filière restera bloquèe . Je pense que ce problème aurait du etre régler individuellement par les syndicats d’aoc et non par l’INAO .

  6. L’action rapide d’Alain Vironneau et la mobilisation d’Alain Juppé notamment ont dicté à D. Bussereau une attitude de prudence vis à vis de la position de l’INAO. Ce dernier a d’ailleurs affirmé dans son discours inaugural de Vinitech que rien ne se ferait sans une concertation appronfondie avec le terrain. Soyons confiant sans pour autant baisser la garde !

  7. Olivier Metzinger

    Ce que je n’aime vraiment pas…
    C’est le "courage" de voter à bulletin secrêt quand il s’agit de se prononcer sur l’utilisation des copeaux.
    Ces courageux faux culs sont nos représentants à l’INAO et c’est nous et personne d’autre, qui de manière indirecte, les mandatons pour nous représenter. Ils ne rendent aucun compte et nous sommes surpris du résultat.
    Vignerons, négociants, si nous sommes si nombreux à trouver cela injuste il faut exiger des réformes pour une représentation, claire loyale et franche.
    Exigeons de la démocratie dans nos instances, c’est la seule solution pour ne plus lire ce que je lis partout, "l’INAO ne fait rien pour nous où le fait mal".
    Ce n’est pas l’INAO mais se sont NOS REPRESENTANTS, VIGNERONS COMME NOUS. Si nous ne sommes pas content changeons les.
    Le problème c’est qu’aujourd’hui nous n’avons pas la possibillité de le faire.
    Sinon évidement qu’il faut pouvoir utiliser les copeaux et pas seulement sur vins finis, certains qui sont contre ont oublié que nous pouvons mettre des tanins extrait de Bois en poudre mais pas le bois lui même.
    Je me demande toujours s’ils mangent des oranges ou des kiwis ou s’ils préfèrent la vitamine C en poudre.
    Moi, je sais ce que je préfère et comme je n’oblige personne à faire comme moi, j’aimerai assez qu’ils ne m’obligent pas à faire comme eux.

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