Macron

Quand recommencerons-nous à gouverner la France ?

Il y a des moments où le pays s’arrête, non pas parce qu’il trébuche, mais parce que ceux qui devraient le guider ont renoncé à marcher. L’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026 en est un symbole brûlant : un instant où la politique, au lieu de s’élever, s’est réfugiée dans la pénombre, fuyant la lumière crue du réel.

Dans les vestiaires, avant le vote, on percevait un souffle ténu, presque tendre : le bruit feutré des vestes qui se retournent, comme des drapeaux qu’on replie avant de hisser leurs contraires. Un murmure de vêtements satisfaits d’avoir survécu à une nouvelle journée d’acrobaties.

Puis venait l’épreuve du tunnel : ce corridor qui relie l’immeuble Jacques Chaban-Delmas à l’hémicycle, … Lire la suite

Le crépuscule des renégats

Ils ont tous trahi, leurs amis, leurs idées, leurs convictions, pour porter Emmanuel Macron au pouvoir. Et aujourd’hui, à l’aube de son crépuscule, ils recommencent. Comme dans la fable du scorpion et du renard. C’est plus fort qu’eux.

Tout avait commencé par des certitudes, des déclarations hautaines et des postures de vertu. Gérald Darmanin, encore chez Les Républicains, voyait en Macron « le poison définitif de la Ve République » — un « populisme chic », disait-il, « pur produit du système », un homme qui « promet tout, c’est Noël avant l’heure ». Édouard Philippe, plume acérée dans Libération, se moquait de « ce tribun adepte d’un populisme désinvolte », capable de « marcher sur l’eau et … Lire la suite

La taxe Zucman : un leurre pour éviter d’aborder les vrais sujets

La France a un talent rare : celui de transformer un problème réel en un symbole creux, une réforme en gesticulation, une politique publique en slogan.

La taxe dite Zucman, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale dans une ferveur quasi révolutionnaire, en est l’illustration parfaite.

Annoncée comme l’arme absolue pour « faire payer les riches », elle se présente comme un impôt annuel minimum de 2 % sur les très gros patrimoines, ceux supérieurs à 100 millions d’euros.

Mais derrière le vacarme des tribunes et la ferveur des plateaux télévisés se cache une réalité juridique et économique implacable : cette taxe ne verra jamais le jour sous la forme annoncée. Elle fondra comme neige au soleil, laissant derrière elle … Lire la suite

Emmanuel Macron a un calendrier. Le Proche-Orient, lui, a une mémoire.

Il y a des gestes qui relèvent du symbole, d’autres de la stratégie. Et il en est certains, hélas, qui relèvent du désarroi. En annonçant la reconnaissance prochaine de l’État de Palestine par la France, Emmanuel Macron franchit un seuil — non celui du courage, mais celui de la précipitation. Non celui de l’équilibre, mais celui de la rupture. Cette décision, prise dans un climat de désordre géopolitique, d’émotions contradictoires et de pressions multiples, trahit moins une vision qu’un embarras. Elle vient s’ajouter à une longue série de volte-face présidentielles sur le dossier israélo-palestinien.

Une reconnaissance sans État, sans paix, sans frontières

Le droit international aime les subtilités mais déteste les contresens. Or, reconnaître un État suppose au minimum — … Lire la suite

Un an après la dissolution, la France paye l’addition.

Il y a un an, presque jour pour jour, un président élu sur la promesse de la stabilité prit la décision la plus instable qui soit : dissoudre l’Assemblée nationale. Non pas pour répondre à une crise, ni pour restaurer l’autorité, mais pour reprendre la main – après une défaite électorale qui n’avait d’autre portée que celle de l’humiliation personnelle.

« Un acte gaullien », osa dire Gérald Darmanin, dans un moment de lyrisme hors de saison. Le Général, lui, convoquait le peuple dans les heures les plus tragiques. Emmanuel Macron, lui, l’a fait à l’heure de sa défaite. On parle du 18 juin ; on assista à un 9 juin d’enfant gâté. Un « itinéraire » – certes – … Lire la suite

« La destruction d’EDF, drame absolu, a été structurée, voulue et obtenue. » Henri Proglio

Intervention de Henri Proglio, ancien PDG d’EDF (2009-2014) et de Véolia Environnement (2003-2009), président du Conseil d’administration de Thales (depuis 2014), membre du Conseil international de Rosatom, lors du séminaire « L’avenir de la filière nucléaire française » du mercredi 29 mars 2023.

Avant de traiter ce grand sujet parmi les sujets, je tiens à faire une mise au point.

Vous avez rappelé ma qualité de membre du Conseil consultatif international de Rosatom. Or à ce sujet l’opinion se fonde sur des informations fausses.

J’ai eu affaire à Rosatom en tant que président d’EDF puisque notre interface naturelle, nos interlocuteurs et nos partenaires dans le nucléaire c’étaient les Russes. Et Rosatom, avec 300 000 salariés, était probablement le groupe russe le … Lire la suite

Invité ce matin de « mettez-vous d’accord » (Valérie Expert, Sud-Radio)…

… une émission spéciale à propos des émeutes autour de Valérie Expert, avec Sophie de Menthon et Régis de Castelnau.

« Il faut rétablir l’ordre, recruter 10000 magistrats, construire 20000 places de prison ! La police et la gendarmerie auront beaucoup moins de boulot si les délinquants ont une peine et que cette peine est appliquée. Aujourd’hui, ils ne sont pas incarcérés faute de place et la police qui les a arrêtés les retrouve dehors quelques jours plus tard. » Comme récemment à Cannes. »

Michel Onfray : sur la repentance compulsive de Macron (Liberté Politique)

Emmanuel Macron a la fâcheuse habitude de se mettre en position de soumission dans des pays étrangers qui furent jadis colonisés par la France.

En Algérie, où c’est mettre de l’huile sur le feu, mais également en Côte d’Ivoire où il a récemment fait savoir que la colonisation était « une erreur profonde, une faute de la République ». Or, si l’on veut vraiment examiner le passé de la France, il ne suffira pas de dire que le colonialisme fut « une erreur profonde », ou que Vichy fut « une erreur profonde ». 

On va devoir, en effet, reprendre tout de zéro et affirmer aussi que l’assassinat de Louis XVI, Marie-Antoinette et leur enfant de dix ans, organisé par … Lire la suite

Qui de Macron ou Hollande a décidé de baisser les APL de 5 euros : la mise au point.

Baisse de 5 euros par mois de toutes les aides au logement, dont la fameuse Aide personnalisée au logement (APL), dès octobre prochain : la mesure décidée par le gouvernement d’Edouard Philippe est de celles qui laissent des traces. En s’attaquant à une aide destinée aux plus modestes, l’exécutif allume la mèche d’une petite bombe politique… Logique, donc, de vouloir se dédouaner de la décision. Une responsable gouvernementale a indiqué à l’AFP que la baisse des aides n’était que « l’application d’une réforme d’économie budgétaire décidée sous le quinquennat précédent et pas encore appliquée« . Et voilà la paternité d’une mesure très impopulaire renvoyée à François Hollande…

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