Jacques Chirac appelé au secours de l’ortie

Le président de la République va-t-il sauver le purin d’ortie ?

L'association des Amis de cette urticacée qui, le 12 septembre, en a appelé à Jacques Chirac l'espère vivement. L'affaire, qui n'a rien d'un mauvais calembour, fait suite à l'interrogation par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF) d'Eric Petiot, paysagiste-élagueur à Crozet (Ain) et coauteur du livre Purin d'ortie et compagnie (95 pages, 15 euros, Editions Terran).

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2 commentaires sur “Jacques Chirac appelé au secours de l’ortie”

  1. Jean-Yves ROSSIGNOL

    La loi du 5 janvier 2006, dite "d’orientation agricole" stipule (article L253-1 joint) que "Sont interdites la mise sur le marché, l’utilisation et la détention par
    l’utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s’ils ne bénéficient pas d’une autorisation de mise sur le marché…".
    C’est clair, on peut encore boire des tisanes (pour combien de temps encore ?), mais il est interdit de s’en servir pour tuer les pucerons !
    Les produits chimiques de synthèse, très généralement générateurs de pollutions et de cancers, obtiennent des autorisations de mise sur le marché (AMM), tandis que des produits naturels non toxiques sont maintenant interdits d’utilisation sans cette homologation ! Dans ces conditions, que vaut donc le Plan cancer s’il n’est pas préventif ? Faut-il faire le lien avec le récent soutien de la chimie par les dirigeants de quelques pays européens (France comprise) dans le cadre de REACH (Registration, Evaluation and Autorisation of Chemicals) ?
    On mettra par ailleurs utilement en parallèle ces nouvelles dispositions réglementaires avec le constat de l’état aggravé et désastreux de la qualité des eaux en France récemment effectué par l’Institut français de l’environnement (IFEN).
    Tout cela met encore une fois en évidence le caractère suicidaire d’une économie qui se développe en mangeant son capital (humain et environnemental) : pour la santé des affaires et l’emploi, la chimie des molécules de synthèse à forte valeur ajoutée est une excellente chose ; pour la santé beaucoup moins, mais la maladie concourt aussi à l’activité d’un secteur de l’économie (secteur chimique encore…) ! Donc tout va bien pour le PIB ! (qui fait feu de toute valeur ajoutée, sans
    retrancher la valeur des nuisances, ni prendre en compte les activités non marchandes contribuant au bien-être collectif).
    Mais le scandale ne s’arrête pas là !
    L’article L253-7 (également joint) de la même loi dit que "Toute publicité commerciale et toute recommandation pour les produits définis à l’article L. 253-1 ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d’une autorisation de mise sur le marché et sur les conditions d’emploi fixées dans ces autorisations." Autrement dit, le législateur décrète que la transmission d’un certain savoir est interdite !
    La transmission du savoir ancestral des jardiniers et des agriculteurs proches de la nature est désormais illicite. Le propre d’un savoir, son essence-même, ne sont-ils pas justement la transmission ?
    Dans notre société technicienne et marchande, la noblesse du politique ne serait-elle de garantir l’intérêt collectif, c’est-à-dire la santé, l’autonomie des individus, la simplicité et l’inocuité des méthodes et des produits utilisés, etc. ?
    Que nous reste-t-il donc à faire ? Chacun le sait bien…
    Cultiver notre jardin ! comme avant…
    Jean-Yves Rossignol

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