vin

« Le jour où l’Iran se libérera , il faudra y replanter des vignes. » [Figaro Vox]

FIGAROVOX/TRIBUNE – L’Iran a longtemps été une terre où l’on cultivait la vigne, jusqu’aux interdictions édictées au nom de la loi islamique. À travers l’histoire du vin, le viticulteur Yves d’Amécourt raconte la perte de liberté d’un pays.

Il existe peu de plantes aussi chargées de sens que la vigne. Elle plonge profondément ses racines dans la terre et élève ses sarments vers la lumière. Elle transforme un fruit fragile en un breuvage vivant, instable, changeant, qui ne cesse d’évoluer. Elle fait du temps un ingrédient. Le vin n’est pas une boisson : c’est une alchimie. Depuis dix millénaires, l’humanité y reconnaît l’une de ses plus anciennes médiations avec la mémoire, la joie et le sacré.

Les grandes études archéologiques et … Lire la suite

Malbec : du port d’Auxerre à l’Argentine, le voyage d’un cépage français devenu une star mondiale

On l’appelle Cot dans le Val de Loire, Auxerrois à Cahors, Noir de Pressac à Saint-Émilion, Malbeck dans le Médoc, et aujourd’hui Malbec dans le monde entier. Rarement un cépage aura porté autant de noms et connu un destin aussi mouvementé. À la fois ancien et moderne, discret et flamboyant, le Malbec raconte une histoire qui traverse les siècles, les continents, et reflète l’évolution du goût des hommes.

Au Château Bellevue, à Sauveterre-de-Guyenne, nous avons toujours eu une place importante pour le Malbec dans nos vignes. Mon père aimait beaucoup ce cépage, qui est, depuis 50 ans, la signature de nos vins. Ce cépage capricieux demande de l’attention et de la patience. Nous avons appris à le dompter, à choisir … Lire la suite

Prix d’orientation en viticulture durable : une avancée, deux risques

Le 15 juillet 2025, la Commission européenne a rendu un avis favorable sur un projet d’accord interprofessionnel innovant, porté par la filière viticole en Occitanie. Pour la première fois, un accord prévoyant la fixation de prix d’orientation pour les vins bio et HVE en vrac a été reconnu compatible avec le droit de la concurrence, sur la base de l’article 210 bis du règlement OCM.

Ce texte, introduit en 2021, autorise certaines dérogations aux règles classiques de concurrence dans le but de favoriser la durabilité environnementale, à condition que les restrictions soient strictement proportionnées aux objectifs poursuivis. C’est donc une révolution silencieuse mais significative : l’Union européenne reconnaît qu’un prix plus rémunérateur peut accompagner des pratiques agricoles plus vertueuses.… Lire la suite

« Il est urgent de redonner aux viticulteurs la liberté d’innover », estime Yves d’Amécourt

Yves d’Amécourt, viticulteur en Gironde et ancien secrétaire général du syndicat des AOC Bordeaux et Bordeaux supérieur, est référent ruralité, agriculture, forêt, pêche du parti Nouvelle Énergie fondé par David Lisnard. En exclusivité pour Agriculture & Environnement, il revient sur les causes de la crise que traverse la viticulture et propose quelques pistes pour en sortir.

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Aldi, à 1,99 € TTC la bouteille de vin de Bordeaux ou de Côtes du Rhône, on ne respecte rien, ni personne !

Il y a des phrases qui sonnent comme une gifle. Celle de M. Roger Anthony, acheteur bières, vins et spiritueux pour ALDI France, relayée par Vitisphère le 14 juin dernier, en fait partie. « Un produit à 1,99 €, un Bordeaux ou un Côtes-du-Rhône, pour moi c’est encore rémunérateur, on respecte le viticulteur. » Fermez le ban. L’insulte est servie, le mépris emballé sous blister.

À ce tarif-là, ce ne sont pas seulement les viticulteurs qui sont sacrifiés. C’est toute une chaîne de valeur — du vigneron au transporteur, du négociant au producteur de « matière sèche » (bouteille, bouchon, étiquette, carton) — qui est piétinée. Une bouteille de vin à 1,99 € TTC, c’est mathématiquement impossible si l’on veut … Lire la suite

« Pourquoi tant de haine contre le vin français ? » (Boulevard Voltaire)

Vigneron et ancien porte-parole du projet rural et agricole de François Fillon, Yves d’Amécourt, par ailleurs contributeur de ce site, est plus qu’à son aise, dès lors qu’il s’agit d’évoquer le vin et la culture y afférente. D’où cette tribune poignante, publiée dans Le Figaro de ce 17 mai et intitulée : « Huit mille hectares de vignes arrachées, c’est la France qu’on déracine. »

Le spectacle qu’il décrit fait froid dans le dos tout en serrant le cœur ; soit ces dizaines de milliers de ceps livrés aux flammes par les vignerons, faute de pouvoir en écouler le fruit. Et notre homme de nous en dire plus : « On est en train d’attaquer tout ce qui est Lire la suite

Pour évaluer les intentions d’arrachage de vignes, une enquête est lancée (Viti)

Le Gouvernement annonce le lancement d’une enquête destinée à préciser les intentions d’arrachage de vignes par les viticulteurs français.

Dans cette enquête, le ministère de l’Agriculture demande, sous réserve de la validation de ce dispositif au niveau européen :

  • quelle surface vous seriez prêt à engager si une aide à l’arrachage temporaire de la surface en vignes pouvait vous être proposée à hauteur de 2.500 €/ha arrachés, en échange de la non-replantation en vigne de la surface équivalente pendant 4 ans ; l’autorisation de replantation des surfaces équivalentes ne pourrait être octroyée qu’après une période de 4 ans, mais sans obligation de replanter ni sanction.
  • quelle surface vous seriez prêt à engager si une aide à l’arrachage définitif de la surface
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Ces ceps que l’on brûle, c’est un peu de notre civilisation qui part en fumée.

Ce matin du 18 avril 2024, dans l’Entre-deux-Mers, là où est né il y a 2000 ans le vignoble bordelais, la fumée des ceps de vigne se mêle à celle des feux allumées contre le gel. Les viticulteurs brûlent les ceps qu’ils ont dû arracher faute de pouvoir écouler leurs vins, tandis qu’ils protègent les vignes subsistantes d’un gel tardif. Voilà deux des combats de ce printemps dans le vignoble bordelais.

Alors que les autorités françaises se félicitent d’avoir divisé par deux et demi la consommation d’alcool pur par Français depuis 1960, les effets pervers de ce résultat sont peu soulignés. D’une part, la consommation de tabac, qui a culminé vers 1990-1995, est revenue à son niveau de départ. De … Lire la suite

Ces ceps que l’on brûle, c’est un peu de notre civilisation qui part en fumée.

Ce matin du 18 avril 2024, dans l’Entre-deux-Mers, là où est né il y a 2000 ans le vignoble bordelais, la fumée des ceps de vigne se mêle à celle des bougies feux allumées contre le gel. Les viticulteurs brûlent les ceps qu’ils ont dû arracher faute de pouvoir écouler leurs vins, tandis qu’ils protègent les vignes subsistantes d’un gel tardif. Voilà deux des combats de ce printemps dans le vignoble bordelais.

Alors que les autorités françaises se félicitent d’avoir divisé par deux et demi la consommation d’alcool pur par Français depuis 1960, les effets pervers de ce résultat sont peu soulignés. D’une part, la consommation de tabac, qui a culminé vers 1990-1995, est revenue à son niveau de départ. … Lire la suite

Bordeaux : mildiou, arrachage et distillation …

Hier, 19 juillet, notre ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a fait une visite dans notre vignoble pour venir se rendre compte des dégâts du mildiou. Sa venue faisait suite à son interpellation par les représentants la profession et nos parlementaires.

Le mildiou est le nom d’une maladie des plantes provoquée par plusieurs espèces de micro-organismes parasites proches des champignons. Plusieurs de nos plantes cultivées ont leur propre mildiou telles que la tomate, la pomme de terre, le fraisier et la vigne. Les anciens appelait le mildiou « la peste ». C’est pour cette raison que les fongicides qui traitent le mildiou se nomment « pesticides ». Les plus utilisés tant en agriculture biologique qu’en agriculture biologique sont des … Lire la suite

Côté Châteaux n°38 : Spécial, Crise Viticole

La crise de consommation de vin touche depuis plusieurs années de nombreux vignobles et notamment le plus important en France : Bordeaux.

Côté Châteaux est allé sur le terrain à la rencontre de ces petits vignerons qui produisent en Bordeaux et en Entre-deux-Mers pour se rendre compte de leurs difficultés au quotidien. Ceux-ci ont manifesté notamment le 6 décembre dernier et réclament un plan d’arrachage primé de 15 000 hectares à Bordeaux pour s’en sortir et réguler la surproduction.

Un magazine réalisé par Alexandre Berne et Jean-Pierre Stahl. (durée: 27 minutes, enregistré le 12 janvier 2023)

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