Fables, nouvelles, histoires naturelles ou technologiques

Le Paloumaïre modèle !

Chanson écrite dans le cadre des échanges entre les Chasseurs de St Martin du Puy et ceux de Pescheseul dans La Sarthe. A chanter sur l’air du « Comboy fidèle ».

Il était une fois un paloumaïre modèle
Qui rêvait de palombes dès le lever du jour
En cherchant dans le ciel une tâche nouvelle
Qui devait annoncer le vol de ses amours

Pour l’Amour de la belle
J’ai construits un sacré nid
Avec une paire de douelle
Quelques clous et un vieux lit

Lorsque vient la saison, c’est la même ritournelle
Je quitte la maison et j’embrasse Annie
Elle montera peut-être en haut du vieux chêne
Elle fera la cuisine pour moi et mes amis

Pour l’Amour de la Lire la suite

Les grues cendrées.

En Europe, La Grue Cendrée niche du Nord de l’Allemagne à la Finlande et à l’Est jusqu’à la Russie. En septembre, les Grues issues majoritairement de la Scandinavie se rassemblent sur les rives de la mer Baltique et aux premières gelées elles empruntent la « voie aérienne » d’une migration vers le Sud-Ouest du continent en formations ordonnées en V, de jour comme de nuit.

Plusieurs milliers d’oiseaux passent l’hiver dans les Landes de Gascogne, évitant ainsi le franchissement des Pyrénées. Elles trouvent dans notre région les conditions favorables à leur résidence : des refuges pour la nuit et la nourriture glanée sur les champs de maïs environnants. C’est là que l’on peut les observer en ce moment.

Grues cendrées Lire la suite

Le Lion et le Rat, la Colombe et le Fourmis

Par Jean de LA FONTAINE

Il faut, autant qu’on peut, obliger tout le monde :
On a souvent besoin d’un plus petit que soi.

De cette vérité deux Fables feront foi,
Tant la chose en preuves abonde.

Entre les pattes d’un Lion
Un Rat sortit de terre assez à l’étourdie.
Le Roi des animaux, en cette occasion,
Montra ce qu’il était, et lui donna la vie.

Ce bienfait ne fut pas perdu.
Quelqu’un aurait-il jamais cru
Qu’un Lion d’un Rat eût affaire ?

Cependant il advint qu’au sortir des forêts
Ce Lion fut pris dans des rets,
Dont ses rugissements ne le purent défaire.

Sire Rat accourut, et fit tant par ses dents
Qu’une maille rongée emporta tout … Lire la suite

Le vin, poèsie.

Poème de CLOVIS HUGUES Paru dans « LES ANNALES POLITIQUES ET LITTERAIRES », revue populaire du 16 avril 1899 (Collection personnelle Christian de LOS ANGELES). Merci aux « nouvelles de la vallée du Ciron » d’avoir exhumé ce joli texte !

Béni soit le soleil, père de toutes choses,
Qui, tout en s’occupant de nous faire des roses
Avec son baiser d’or et ses rayons divins,
Trouve encore le temps de féconder les treilles
Dans la saison charmante et douce où les abeilles
Volent aux pampres, lourds du vieux renom des vins !

Mais surtout gloire à lui, gloire à l’oeuvre féconde
Qu’il accomplit d’en haut pour la gaieté du monde !
Gloire à lui, quand, versant partout l’ivresse à … Lire la suite

Le magnolia de la Maillardière et celui de la Galissonière

C’est en 1711 que le premier Magnolia Grandiflora fait son apparition en France. René Darquistade (Maire de Nantes entre 1735 et 1740) a récupéré un magnolia sur un bateau en provenance des Amériques et l’a installé dans son orangerie de La Maillardière aux Sorinières.

Considéré comme une plante tropicale sous nos climats, ce magnolia restera dans cette orangerie pendant près de 20 ans sans jamais fleurir.

Voyant qu’il n’y avait plus d’espoir René Darquistade décide de le faire détruire.

Mais la femme du jardinier persuade son mari de la replanter dans la propriété. Et là, surprise, la plante se pare de nombreuses fleurs odorantes et devient bientôt un sujet de discussion pour tous les botanistes de l’époque.

En 1764 grâce … Lire la suite

L’albatros (Charles Beaudelaire)

Ce poème est extrait de « Spleen et idéal », la deuxième partie du recueil « Les Fleurs du mal ».

Souvent, pour s’amuser, les hommes d’équipage
Prennent des albatros, vastes oiseaux des mers,
Qui suivent, indolents compagnons de voyage,
Le navire glissant sur les gouffres amers.

A peine les ont-ils déposés sur les planches,
Que ces rois de l’azur, maladroits et honteux,
Laissent piteusement leurs grandes ailes blanches
Comme des avirons traîner à côté d’eux.

Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule!
Lui, naguère si beau, qu’il est comique et laid!
L’un agace son bec avec un brûle-gueule,
L’autre mime, en boitant, l’infirme qui volait!

Le Poète est semblable au prince des nuées
Qui hante la tempête … Lire la suite

Cher frère blanc

Voici un poême découpé aux Antilles dans une revue (« revue d’âmes et homme »), en janvier 1997, et qui depuis, reste dans mon portefeuille…

Cher Frère blanc,

Quand je suis né, j’étais noir,
Quand j’ai grandi, j’étais noir,
Quand je vais au soleil, je suis noir,
Quand j’ai peur,je suis noir,
Quand je suis malade, je suis noir,
Quand je mourrai, je serai noir…

Tandis que toi, homme « blanc » :

Quand tu es né, tu étais rose,
Quand tu as grandi, tu étais blanc,
Quand tu as froid, tu es bleu,
Quand tu as peur, tu es vert,
Quand tu es malade, tu es jaune,
Quand tu mourras, tu seras gris,

Alors, de nous deux, qui est … Lire la suite

Le belier hydraulique, ou le pompage perpétuel !

Quelques passionnés ont sorti de l’oubli cette ingénieuse machine née avec la République, en 1792. Elle pourrait même connaître de beaux jours, car elle fonctionne non stop sans énergie. Le bélier s’est révélé simple, robuste, et un moyen efficace pour élever de l’eau. La quantité élevée n’était qu’une petite partie du débit (environ 6 pour cent dans la plupart des cas), mais c’était sans conséquence si l’eau provenait d’un ruisseau.

lire la fiche technique du bélier rédigée par David Larousserie, sur onpeutlefaire.com

lire l’histoire du bélier hydraulique de Montgolfier à Bollée sur le site bollée

Fable Chinoise : « Le pot fêlé »

Une vieille dame chinoise possédait deux grands pots, chacun suspendu au bout d’une perche qu’elle transportait appuyée derrière son cou. Un des pots était fêlé alors que l’autre pot était en parfait état et rapportait toujours sa pleine ration d’eau. À la fin de la longue marche, du ruisseau vers la maison, le pot fêlé n’était plus qu’à moitié rempli d’eau…

Tout ceci se déroula quotidiennement pendant deux années complètes et la vieille dame ne rapportait chez elle qu’un pot et demi d’eau.

Le pot intact était très fier de son oeuvre mais le pauvre pot fêlé, lui, avait honte de ses propres imperfections et se sentait triste. Il ne pouvait faire que la moitié du travail pour lequel il … Lire la suite

Les quatre saisons

L’hiver, je roulais dans ma petite voiture sur une route inconnue. Tout autour, jusqu’à l’horizon, une multitude de croix, remplissaient le paysage… Il me semblait revoir ici les plages de Normandie… Quelle tristesse, quelle espérance aussi … J’aurais tant aimé être un brin d’herbe dans un cimetière de Normandie. Intrigué, je m’arrêtais sur le bord de la route et je m’approchais un peu. Ce que je prenais pour des croix, étaient bien des morceaux de bois, ils étaient alignés. Au dessus couraient des fils de fer tendus. De loin en loin, étaient plantés là, des échalas de bois fendus…

Au Printemps, je suis revenu voir ce pays, j’ai repris la même route. Je voulais revoir toutes ces croix alignées, m’ôter … Lire la suite

L’autre côté

As-tu imaginé,
Un jour l’autre coté
Ils ont détruit la passerelle,
Nous n’avons pas d’aile

Comment faire alors, pour y accéder
Sommes nous dedans ou dehors
Sommes nous vivants ou sommes nous morts

Si l’on ne peut pas y aller, on ne peut pas revenir,
Comment savoir, alors,
Comment être, que penser, …
Si l’on ne sait pas ce qui est de l’autre coté.

Et s’il n’y avait rien, de l’autre côté !
Et s’il n’y avait pas d’autre côté !
A quoi sert de savoir que l’autre coté n’existe pas…
S’il n’y avait pas d’autre côté,

Si c’était vrai : que serait l’espoir ?
Si ce mûr n’était qu’un miroir…
Mieux vaut ne rien savoir…
Mieux vaut y croire.… Lire la suite

Adieu Foulards, à Dieu…

Il est rentré chez lui, il a parlé avec son père :
De la vie difficile, des copains sympas,
du collège un peu chiant, de ce qu’il f’rait plus tard…
Après tout, il n’avait que quinze ans !

Puis il s’en est allé, la haut, dans sa chambre
Il voulait être seul, rêver un peu, il voulait voyager,
il voulait essayer, le jeu, le défi…
« on en parle même à la télé ».

Ses copains aussi en parlent, chaque jour, au collège
Il suffit d’un foulard, serré autour du cou
ça te remue les sens, tu voyages,
tu sais plus où t’habites, c’est comme un tarpé !

Il a trouver au fonds d’un tiroir, un câble de télé :… Lire la suite

Les mots

Les motions sont de mots
Les mots créent l’émotion
L’émail des mots crée l’émotion…
Les motions créent l’émotion,
Et l’émotion les maux…

Les motions sont des mailles de mots,
Des mailles de mots d’émail.

Briser l’émail des mots,
Briser les mailles de mots,
Briser les motions…
Créent l’émotion…
Et l’émotion les maux !

Essai Dada

Un soir sans lune, je m’éclipse
Le cercle jaune devient ellipse brune
Son ombre m’attriste…
Et l’autre voile l’une

La nuit, je sens des parfums de fougères , de glycine

La lune renaît plus forte
Le sommeil de la rousse a transpercé la brume
L’écume la transporte…
Du moins, elle fait mine

L’ombre d’une ruine recouverte de lierre, cache une portée de platane
Je marche sur une route de bitume aux effluves anodines,
des odeurs intestines de sépultures canines.

Puis j’entends des grillons…leur chant s’élève vers la Lune
C’est un motet profane !

Riche de rimes

Sur un triptyque ,
L’art est niait,
Je le vois le Roi septique ,
La Reine y est,
L’araignée le pique ,
Il a régné : fin tragique !

Comment le voir et nier ?

« Bouteille vénérée d’un délicieux breuvage » (poésie)

-I – Toi ! Bouteille vénérée d’un délicieux breuvage, objet prédestiné à de si nobles tâches, tu présides nos fêtes et dissipe nos peines, tu nous fait voyager du Maine à l’Aquitaine.

-II- Dans la terre ancestrale, le cep, qui t’a nourrit, s’enracine et nous parle de la longue oppression que subirent nos aïeuls par la perfide Albion.

-III- Pour toi, des mains se glacent dans les matins d’hiver. Malgré le mistral, malgré les giboulées, arrachent leurs pas à la glaise trempée les hommes, pour toi penchés, épamprent chaque bois.

-IV- Lorsque la vigne fleurit avec le printemps, tous les jours nous guettons sa lente maturation. Pour toi les insomnies à chaque intempérie, et les dures vendanges au soleil de … Lire la suite

Commentaires récents