Fables, nouvelles, histoires naturelles ou technologiques

Pour agir sur le climat, il y a mieux que les verts : il y a la chlorophyle !

On nous dit que le changement climatique est irréversible, que le CO₂ s’accumule depuis deux siècles et qu’il en faudra dix pour l’en faire partir. Les uns nous promette des solutions technologiques lointaines, complexes, hors de portée. Les autres nous propose la décroissance, la dénatalité et la précarité. Ils nous proposent de réensauvager la nature, d’en faire disparaître l’homme ! Les uns nous expliquent qu’il faut agir. Les autres nous disent que c’est trop tard. Les sociétés doutent. Le doute profite aux manigances et aux profiteurs. Se degage de tout cela un sentiment d’impuissance. Il est entretenu par ceux qui en tirent des bénéfices : financiers, politiques, philosophiques …

Et si, au lieu de nous résigner à l’impuissance, nous engagions … Lire la suite

Éolien, solaire : pour une politique énergétique fondée sur la réalité, pas sur le mimétisme

La transition énergétique est une nécessité. Mais cela n’autorise pas à faire n’importe quoi, n’importe où, au nom d’une bonne cause. En matière d’énergies renouvelables intermittentes, il est urgent de rappeler quelques fondamentaux : la différence entre puissance installée et production réelle, l’adéquation entre production et besoins, les coûts cachés de l’intermittence, et surtout, la finalité climatique qui devrait guider chaque choix selon les contextes nationaux. La France, dont l’électricité est déjà largement décarbonée, doit sortir du mimétisme pour retrouver le sens des réalités.

I. Une éolienne n’est pas un barrage, un panneau solaire n’est pas une centrale nucléaire, la puissance installée n’est pas la puissance délivrée

On parle beaucoup de « puissance installée » lorsqu’il s’agit d’énergies renouvelables. Mais … Lire la suite

Pourquoi les bananes n’ont-elles pas de pépins ?

Éloge d’un petit bijou de science, d’histoire et de bon sens

À propos du livre de Benjamin Nowak (Dunod, 2025)

« Une banane ne produit pas de graines, et pourtant elle se multiplie. Un mystère ? Non : une invention humaine. »
— Benjamin Nowak, Pourquoi les bananes n’ont-elles pas de pépins ?

On croyait connaître les fruits et légumes qui remplissent nos paniers, nos assiettes et nos souvenirs d’enfance. Et pourtant, dans ce petit ouvrage lumineux, Benjamin Nowak nous apprend que la carotte fut blanche avant d’être orange, que le maïs était autrefois un simple graminée sauvage, et que la banane Cavendish que nous mangeons aujourd’hui n’est ni tout à fait naturelle, ni tout à fait artificielle : elle … Lire la suite

Canicule : vive la clim ! N’en déplaise aux écolos.

À chaque vague de chaleur, c’est le même scénario dans certaines communes françaises : on ferme les écoles, on renvoie les enfants chez eux à 10 h du matin, on annule les activités périscolaires ou sportives, « à cause du climat ». Mais plutôt que d’adapter les bâtiments ou d’investir dans des solutions modernes – climatisation, ventilation, ombrage – on préfère s’en remettre à l’idéologie, à la pénitence, voire au renoncement. Imaginez le sourire de nos compatriotes des Outremers lorsqu’ils regardent les informations !

Le gros mot du moment : “la clim”, au nom de l’écologie. On empêche les collectivités de s’en doter. Résultat : la France est l’un des pays les moins bien équipés d’Europe⁴. Et pourtant, c’est en … Lire la suite

Chasse et biodiversité : quand l’idéologie se pare des habits de la science

Ce mercredi, au Sénat, la ministre de la Transition écologique a tenté de défendre l’indéfendable. Interpellée par le sénateur Pierre Cuypers (photo) sur son projet d’arrêté limitant la chasse de plusieurs espèces dites « en déclin », Agnès Pannier-Runacher a multiplié approximations, contradictions et pirouettes rhétoriques. Le tout, en invoquant comme bouclier cette Europe dont le gouvernement se réclame quand cela l’arrange — mais qu’il oublie volontiers lorsqu’il s’agit de défendre la filière nucléaire, la pêche ou l’agriculture.

Une ministre en roue libre sur les espèces

La « polombe » évoquée par la ministre restera dans les annales. Après le fuligule « malouin », voici donc la chasse à la « polombe » ! L’approximation n’est pas qu’une anecdote : … Lire la suite

Agriculture biologique : quand la micro-écologie contredit la macro-écologie

L’agriculture biologique jouit d’une image flatteuse dans l’opinion : elle serait « bonne pour le climat », « respectueuse de la biodiversité », « économe en ressources et en énergie ». On vante ses circuits courts, ses sols vivants, ses paysages variés. Mais qu’en disent réellement les sciences du climat et de la biodiversité ?

En s’en tenant non aux résumés politiques du GIEC et de l’IPBES, mais aux rapports scientifiques eux-mêmes, force est de constater que la réponse est bien plus nuancée que les slogans des écologistes.


Ce que dit le GIEC : moins de rendement, plus de terres, pas moins d’émissions

Dans le sixième rapport d’évaluation du GIEC (groupe III, volet scientifique), l’agriculture biologique apparaît comme une solution … Lire la suite

Retrouver l’espérance dans un monde biaisé

Nous vivons dans une époque paradoxale. Jamais dans l’histoire de l’humanité il n’y eut autant de progrès mesurables : recul de la pauvreté, allongement de l’espérance de vie, accès à l’éducation, diminution de la violence à long terme. Et pourtant, rarement nos sociétés n’ont paru aussi inquiètes, aussi désabusées, aussi méfiantes face à l’avenir.

Cette dissonance n’est pas un hasard. Elle tient à la façon dont notre cerveau appréhende les risques et les pertes. Daniel Kahneman et Amos Tversky, dans leur théorie des perspectives, ont montré que nous ressentons les pertes avec deux fois plus d’intensité que les gains. Notre perception n’est pas linéaire : elle est biaisée par la peur, par l’émotion, par l’évolution elle-même qui nous a appris … Lire la suite

Faire des déchets une ressource : la réponse responsable au défi environnemental

Pointe-Noire au Congo-Brazzaville photo Yves d’Amécourt

À l’occasion du sommet sur les océans de Nice, la question des plastiques marins a ressurgi avec force. C’est légitime. Mais c’est souvent mal posé. À chaque fois, le même réflexe : interdire, bannir, culpabiliser. Interdire les emballages, bannir le plastique, dénoncer le consommateur. Cette approche simpliste fait l’économie d’une réalité complexe : ce ne sont pas nos pailles en carton ou nos barquettes en plastique recyclé qui asphyxient les océans. Ce sont, pour l’essentiel, des déchets non collectés, non traités, déversés par les grands fleuves d’Asie et d’Afrique¹. Le vrai problème est là. Et la solution ne réside pas dans une politique de décroissance punitive, mais dans le développement massif de filières de … Lire la suite

La vérité est-elle toujours convaincante ?

Ce matin, en écoutant les sujets du baccalauréat de philosophie, j’ai entendu cette question : « La vérité est-elle toujours convaincante ? » Et aussitôt, j’ai replongé dans mes années lycée, dans cette belle maison de savoir qu’était (et reste) le Lycée David d’Angers, où m’enseignèrent des maîtres inoubliables : Guy Ursulet, subtil dialecticien, et Yvon Joseph-Henri, penseur rigoureux au regard pénétrant. En leur hommage, et en souvenir des heures passées à disserter sur des tables grises, j’ai voulu me prêter à l’exercice. Ou plutôt, me laisser aller à une digression — une humeur du jour, au carrefour de la mémoire, de l’actualité et de la fidélité. « La vérité est-elle toujours convaincante ? » Quelle belle … Lire la suite

Bertrand Alliot : l’homme qui ose briser les idoles vertes

Un hommage à l’auteur de « Comprendre l’incroyable écologie »

Une écologie devenue idolâtrie

Avec Bertrand Alliot, nous avons compris assez tôt que l’écologie, telle qu’elle est déclamée aujourd’hui, n’est ni une science, ni une politique, ni même une véritable religion. Elle s’apparente plutôt à une idolâtrie : une vénération aveugle d’une Nature idéalisée, un rejet viscéral de l’homme, une sanctification de la planète où le réel n’a plus sa place.

Ceux qui tombent dans ses rets ne sont pas les plus humbles ni les plus proches de la terre. Ils sont souvent urbains, ou néo-ruraux récemment convertis, déconnectés du vivant autant que fascinés par lui. Leur méconnaissance de la nature est flagrante : ils ignorent ses excès, ses cycles, … Lire la suite

Pour une politique énergétique de souveraineté et de bon sens

À l’heure des incertitudes géopolitiques, de la flambée des prix de l’énergie et du défi climatique, la question énergétique n’est plus simplement technique ou environnementale : elle est devenue un enjeu vital de souveraineté, de compétitivité et de stabilité nationale. La France doit sortir des logiques idéologiques pour renouer avec une stratégie fondée sur l’efficacité, l’indépendance et la cohérence.

C’est dans ce contexte qu’une proposition de loi récemment débattue vise à fixer une trajectoire énergétique de long terme. Parmi ses orientations, la relance de la filière nucléaire française mérite d’être saluée, encouragée et amplifiée.

Le nucléaire : pilier décarboné, pilotable et stratégique

Depuis les années 1970, la France s’est dotée d’un parc nucléaire unique en Europe, qui lui a permis … Lire la suite

Journée mondiale des océans : une étude sur les coraux révèle la complexité du climat

Une découverte contre-intuitive

À l’occasion de la Journée internationale des océans, une étude publiée en juin 2025 dans la revue *Proceedings of the National Academy of Sciences* apporte un éclairage nouveau sur le rôle des récifs coralliens dans le cycle du carbone¹. Elle révèle que le blanchissement des coraux, souvent cité comme un symptôme du changement climatique, pourrait paradoxalement renforcer la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone (CO₂). Les modèles prédisent une augmentation de la captation de CO₂ de l’ordre de 1 à 5 % d’ici 2100, et jusqu’à 13 % à l’horizon 2300.

Le mécanisme en jeu

Cette conclusion repose sur un phénomène peu connu : lors de leur calcification, les coraux forment du carbonate de … Lire la suite

Santé publique : la grande incohérence des politiques phytosanitaires

TRIBUNE. Alors que l’on exige toujours plus de rigueur et que l’on impose toujours plus de contraintes aux professionnels de l’agriculture, de la viticulture, de l’élevage ou des espaces verts, comme en témoigne le débat actuel à l’Assemblée nationale, certaines substances interdites dans les exploitations continuent de circuler librement dans les produits destinés aux particuliers. Cette incohérence réglementaire interroge : pourquoi interdire à ceux qui savent et laisser faire ceux qui ignorent ? Il est temps de rétablir le bon sens et de remettre la compétence au cœur des politiques de santé publique.

Par Yves d’Amécourt, Thomas Danrée, Angélique Delahaye, Emmanuel Ferrand, Théo Legrand, Thierry Moisy, Arthur Portier

Publié le 1 juin 2025 à 11h00 sur le site VALEURS ACTUELLES… Lire la suite

Il n’y a pas d’écologie sans connaissance

« Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé », disait Albert Einstein. En matière d’écologie, cette phrase prend aujourd’hui un sens tragique. Car notre époque, qui prétend faire de l’environnement une priorité, semble avoir évacué la science du débat écologique, au profit du soupçon, du slogan, et de l’émotion.

Le résultat ? Une écologie devenue dogme, une parole scientifique censurée ou caricaturée, des politiques publiques absurdes, qui stigmatisent ceux qui nourrissent et entretiennent la terre, tout en exonérant ceux qui en parlent sans jamais s’y confronter.

Le savoir rejeté, la science disqualifiée

Les biotechnologies, les solutions de génétique de précision, les innovations agronomiques : toutes sont jetées en bloc dans l’opprobre, indépendamment des évaluations rigoureuses menées … Lire la suite

À Bellevue, la vie recommence avec le printemps …

A Bellevue, le printemps avance comme un voleur dans la nuit, chassant l’hiver sans faire de bruit, puis reculant, pris de doute. À Sauveterre-de-Guyenne, on connaît cette valse hésitante. Le froid n’est jamais loin. Après Pâques, la lune rousse rôde, prête à trancher les promesses en bouton. Les saints de glace ne sont pas passés. Le froid est encore là dans les replis de l’air, caché derrière l’éclat trompeur d’un ciel que le soleil ravive. La vigne le sait. Elle attend.

Autour de la maison, le monde s’organise. Un monde d’ailes, de feuillages, de plumes, de griffes, de chants et de patience. Le mûrier platane, encore jeune, est déjà une souveraineté. Il n’a pas l’âge des géants, mais il porte … Lire la suite

Une chimiste de 27 ans découvre un procédé révolutionnaire pour recycler l’europium.

Longtemps, Marie Perrin ignorait tout du rôle central des terres rares dans notre quotidien. Pourtant, ces dix-sept métaux discrets sont partout. Du néodyme dans les moteurs de nos voitures électriques, aux aimants miniatures de nos écouteurs sans fil, en passant par l’europium qui éclaire nos écrans ou le gadolinium utilisé en IRM médicale, ils sont les rouages invisibles de notre monde technologique. Même les éoliennes et les batteries rechargeables en dépendent.

Contrairement à ce que leur nom suggère, les terres rares ne sont pas si rares : on en trouve dans la croûte terrestre à des concentrations comparables à celles du cuivre. Mais elles sont disséminées, rarement présentes sous forme de gisements exploitables, ce qui rend … Lire la suite

Henry de Ponton d’Amécourt (1859–1915), photographe du mouvement et de la modernité

Parmi les figures oubliées de l’histoire de la photographie française, Henry de Ponton d’Amécourt (autoportrait ci-dessus) mérite d’être redécouvert. Officier, inventeur, homme de culture, il fut l’un des acteurs discrets mais essentiels de la photographie d’avant-garde en Lorraine à la fin du XIXe siècle. Il était aussi mon arrière-grand-père.

Un photographe enraciné dans la tradition… et en avance sur son temps

Issu d’une lignée d’inventeurs – son père Gustave, pionnier de l’aéronautique, était un proche de Nadar – Henry n’a pas seulement pratiqué la photographie : il en a repoussé les limites. Il inventa un appareil capable de prendre des objets en mouvement, et déposa un brevet pour cette invention. Ce procédé lui permit notamment de photographier des chevaux en … Lire la suite

Retrouver la souveraineté énergétique de la France

Depuis des décennies, la France s’est illustrée par un choix énergétique à la fois stratégique, industriel et environnemental : celui de la souveraineté. En bâtissant un parc nucléaire puissant et une hydroélectricité bien répartie sur le territoire, notre pays a pu garantir à ses citoyens une électricité abondante, stable, décarbonée et parmi les moins chères d’Europe.

Or, ce modèle vertueux est aujourd’hui mis à mal par une fuite en avant idéologique que traduit le projet de Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE3). En imposant massivement des installations éoliennes – terrestres comme maritimes – et des centrales photovoltaïques au sol, le gouvernement tourne le dos à l’histoire énergétique de notre pays. Pire : il fragilise l’équilibre du réseau, alourdit la facture des … Lire la suite

« À l’heure du changement climatique : L’eau une priorité pour l’agriculture et l’agriculture une priorité pour l’eau »

Dans le contexte du changement climatique et des bouleversements qu’il entraine, est-il encore nécessaire de s’interroger sur la réalité qui se présente à nous ?

S’il existe des politiques d’atténuation, principalement au sein de l’Union Européenne, le changement est inéluctable. Les conséquences en sont d’ores et déjà des sécheresses prolongées, des inondations dévastatrices, une variabilité plus fréquente et plus intense des précipitations sous toutes les latitudes.

Des solutions existent pour limiter les effets du changement, il faut créer des chemins d’adaptation : l’agriculture est un élément structurant de l’avenir.

1 – L’eau une priorité pour l’agriculture, Janique Bastok

2 – L’agriculture, une priorité pour la gestion de l’eau, Jean-François Donzier

3 – Sobriété hydrique et agriculture résiliente en Tunisie, Yadh … Lire la suite

« Les Illusionnistes » : fausse écologie, vrais prophètes

Les Illusionnistes (Robert Laffont), de Géraldine Woessner et Erwan Seznec pose un constat provocateur : l’écologie politique, souvent perçue comme inoffensive ou sympathique, représenterait aujourd’hui un risque majeur pour la démocratie. Car, contrairement aux partis comme le Rassemblement national, qui suscitent une vigilance constante, les écologistes agissent sans opposition substantielle, bien qu’ils influencent profondément les politiques publiques.

Un avertissement face à « la dictature verte »

La conclusion de Les Illusionnistes alerte sur les dérives autoritaires potentielles de l’écologie politique. Les auteurs dénoncent une tentation croissante de certains écologistes à envisager une « dictature verte » comme moyen de contrer les crises environnementales. Cette perspective illustre le rejet des principes démocratiques, au nom d’une urgence climatique souvent amplifiée ou mal interprétée.

La … Lire la suite

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