Francophonie

Je lis Sansal, parce qu’il est libre.

Ce week-end, dans toute la France, des voix s’élèvent pour un écrivain que l’on veut faire taire. #JelisSansal : c’est le mot d’ordre d’une opération nationale lancée par David Lisnard, maire de Cannes et président de l’Association des maires de France, pour soutenir l’un des plus grands écrivains francophones vivants, pris en otage par le régime algérien. De nombreuses communes relaient cet appel : bibliothèques, librairies, lecteurs et élus dressent une muraille de livres contre le silence, contre l’oubli, contre la peur.

Il y a quelques jours, nos bacheliers planchaient sur cette question : « La vérité est-elle toujours convaincante ? »
Il est urgent de répondre, avec Boualem Sansal, que convaincante ou pas, la vérité ne doit jamais être … Lire la suite

[Tribune] «Pour faire libérer Boualem Sansal, il faut le nommer ministre français de la Francophonie !» Le Figaro.


Tribune publié le 20 mars 2025 dans LE FIGARO à l’occasion de la journée internationale de la francophonie.


Le Français est la langue de l’impertinence. Qui dit impertinence dit contre-pouvoir, distance, recul, critique. En gestation, dès l’aube, notre langue est une langue de liberté. La littérature médiévale s’adonne à la satire, Rabelais plus tard se moque, Montaigne tance, Molière dénonce les Tartuffes, Voltaire est l’homme de l’esprit auquel il donne son nom et son élan, Beaumarchais se rit des grands, Hugo invente Gavroche, Zola accuse, Maurice Leblanc fait d’un cambrioleur un gentleman, Goscinny rend les Gaulois irréductibles avec à leur tête un Astérix comme symbole d’une France espiègle et rebelle, Brel chante les Bourgeois.

Notre histoire politique se nourrit de littérature … Lire la suite

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