La filière viticole

Fin de la campagne d’arrachage des vignes en Gironde ce lundi : quel impact sur les exploitants ? (France Bleu)

Ce lundi marque le dernier jour d’arrachage de la campagne menée dans les vignes du Bordelais. Un plan qui devait réduire la surface viticole de 8000 hectares. Si la prime à l’arrachage permet d’absorber quelques dettes d’exploitants, la situation est un crève-cœur pour certains demandeurs.

La première campagne d’arrachage des vignes dans le Bordelais prend fin ce lundi soir. Un plan qui prévoyait initialement la réduction de 8 000 hectares de la surface viticole, notamment pour espérer résorber la surproduction de vin d’une filière en crise. Selon le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), près de 1 000 dossiers ont été déposés ces derniers mois en Gironde, sur 5 000 exploitations.

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Pour évaluer les intentions d’arrachage de vignes, une enquête est lancée (Viti)

Le Gouvernement annonce le lancement d’une enquête destinée à préciser les intentions d’arrachage de vignes par les viticulteurs français.

Dans cette enquête, le ministère de l’Agriculture demande, sous réserve de la validation de ce dispositif au niveau européen :

  • quelle surface vous seriez prêt à engager si une aide à l’arrachage temporaire de la surface en vignes pouvait vous être proposée à hauteur de 2.500 €/ha arrachés, en échange de la non-replantation en vigne de la surface équivalente pendant 4 ans ; l’autorisation de replantation des surfaces équivalentes ne pourrait être octroyée qu’après une période de 4 ans, mais sans obligation de replanter ni sanction.
  • quelle surface vous seriez prêt à engager si une aide à l’arrachage définitif de la surface
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« Huit mille hectares de vignes arrachées, c’est la France qu’on déracine » [Le Figaro]

Le matin du 18 avril 2024, dans l’Entre-deux-Mers, là où est né il y a 2000 ans le vignoble bordelais, la fumée des ceps de vigne se mêle à celle des bougies feux allumées contre le gel. Les viticulteurs brûlent les ceps qu’ils ont dû arracher faute de pouvoir écouler leurs vins, tandis qu’ils protègent les vignes subsistantes d’un gel tardif. Voilà deux des combats de ce printemps dans le vignoble bordelais.

Alors que les autorités françaises se félicitent d’avoir divisé par deux et demi la consommation d’alcool pur par Français depuis 1960, la consommation de tabac, qui a culminé vers 1990-1995, est revenue à son niveau de départ ; en un demi-siècle, la France est devenue championne d’Europe de … Lire la suite

2024, l’année du label « bas carbone » pour la filière vin.

La filière vin a déposé auprès du ministère de la « Transition écologique » son référentiel Label bas-carbone spécifique. La démarche va permettre aux entreprises viticoles d’accéder au marché volontaire pour accélérer l’amélioration de leurs pratiques.

Pour faire face au changement climatique, la viticulture doit relever deux défis majeurs : adapter les pratiques tout en atténuant les effets sur le changement climatique par une diminution de son empreinte carbone. La filière vin a déposé récemment auprès du ministère de la Transition écologique, son référentiel Label bas-carbone (LBC) spécifique à la viticulture. Cela va permettre aux entreprises viticoles d’accélérer l’amélioration de leurs pratiques.

QUELS SONT EN VITICULTURE LES POSTES QUI POSSEDENT L’IMPACT ENVIRONNEMENTAL LE PLUS LOURD ?

Les postes qui ont … Lire la suite

Ces ceps que l’on brûle, c’est un peu de notre civilisation qui part en fumée.

Ce matin du 18 avril 2024, dans l’Entre-deux-Mers, là où est né il y a 2000 ans le vignoble bordelais, la fumée des ceps de vigne se mêle à celle des feux allumées contre le gel. Les viticulteurs brûlent les ceps qu’ils ont dû arracher faute de pouvoir écouler leurs vins, tandis qu’ils protègent les vignes subsistantes d’un gel tardif. Voilà deux des combats de ce printemps dans le vignoble bordelais.

Alors que les autorités françaises se félicitent d’avoir divisé par deux et demi la consommation d’alcool pur par Français depuis 1960, les effets pervers de ce résultat sont peu soulignés. D’une part, la consommation de tabac, qui a culminé vers 1990-1995, est revenue à son niveau de départ. De … Lire la suite

Ces ceps que l’on brûle, c’est un peu de notre civilisation qui part en fumée.

Ce matin du 18 avril 2024, dans l’Entre-deux-Mers, là où est né il y a 2000 ans le vignoble bordelais, la fumée des ceps de vigne se mêle à celle des bougies feux allumées contre le gel. Les viticulteurs brûlent les ceps qu’ils ont dû arracher faute de pouvoir écouler leurs vins, tandis qu’ils protègent les vignes subsistantes d’un gel tardif. Voilà deux des combats de ce printemps dans le vignoble bordelais.

Alors que les autorités françaises se félicitent d’avoir divisé par deux et demi la consommation d’alcool pur par Français depuis 1960, les effets pervers de ce résultat sont peu soulignés. D’une part, la consommation de tabac, qui a culminé vers 1990-1995, est revenue à son niveau de départ. … Lire la suite

l’Etat au chevet de la filière viticole

Un fonds d’urgence de 80 millions d’euros est destiné à soutenir les trésoreries impactées par différents aléas climatiques, tandis qu’un fonds de restructuration de 150 millions d’euros soutiendra l’arrachage temporaire ou définitif.

Un assemblage de mesures conjoncturelles et de mesures structurelles pour tenter de déjouer les difficultés économiques, sur fond d’aléas multiples, de déconsommation au plan national et de pertes de marché à l’export : tel est le plan de soutien annoncé par le gouvernement le 31 janvier dernier. « Notre filière viticole est notre fierté, elle fait rayonner la France, l’État soutiendra les viticulteurs touchés par cette crise », a justifié le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau. Dès l’automne, les organisations professionnelles avaient réclamé des mesures de soutien destinées … Lire la suite

Viticulture : nouvelles exploitations éligibles au fonds d’urgence pour la viticulture en Gironde.

Suite à l’assouplissement du cadre réglementaire national, Etienne GUYOT, préfet de la Gironde, a décidé de modifier les critères d’éligibilité du fonds d’urgence pour permettre à des exploitations jusqu’à maintenant inéligibles d’en bénéficier.

Deviennent ainsi éligibles :

  • les personnes morales sous forme sociétaire dont au moins 5 % du capital est détenu par des exploitants à titre principal (contre 50 % précédemment),
  • les entreprises en période d’observation dans le cadre d’une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire.
  • Les viticulteurs avaient jusqu’au 11 mars pour faire leur demande auprès de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM).
  • Le préfet a décidé de prolonger d’une semaine la période de dépôt des dossiers, soit jusqu’au 18 mars 2024 et
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Dans le bordelais, les héritiers de la vigne arrachent pour retrouver « une économie saine » (La Tribune)

REPORTAGE. Bordeaux arrache 8.000 hectares de vignes, en majorité dans l’Entre-deux-Mers. Les domaines familiaux de cette région volumique abolissent la monoculture du raisin, partagés entre colère, amertume et espoir.

Des coteaux dans le brouillard. Des monticules de vignes qui brûlent. Sur les routes de l’Entre-deux-Mers, cette vaste région de culture à l’est de Bordeaux, on cherche du regard les parcelles arrachées (disséminées), celles laissées en friche (nombreuses) et on s’étonne de croiser de très jeunes ceps plantés quand l’économie du vin s’effondrait déjà. Ce terroir de vins rouges et blancs de grande consommation doit arracher 4.900 hectares d’ici la fin du mois de mai.

Dont 171 hectares rien que pour Sauveterre-de-Guyenne. Cette bastide médiévale de caractère abrite le domaine doublement … Lire la suite

« Bien dans son travail, bien dans sa vie » c’est le titre du « Guide pratique des agriculteurs et salariés agricoles de Gironde »

Dans le cadre du « Plan de Prévention du Mal-Être en Agriculture », la MSA (Mutualité Sociale Agricole), la Chambre d’Agriculture et la Préfecture de la Gironde, ont édité un « guide pratique pour les agriculteurs et les salariés agricoles ». Il rassemble de manière synthétique (30 pages tout de même !) toutes les « aides » disponibles et plus généralement les différents services « facilitant » (sic !) la vie professionnelle pour les actifs agricoles en Gironde dans un seul et même support.

Ce document vise à répertorier les « dispositifs » et les « contacts » des organismes existant dans notre département, et à faciliter ainsi l’accès aux « ressources » d’aide pour les professionnels de l’agriculture.… Lire la suite

Crise viticole : les mesures concrètes (nb : la simplification c’est pour après-demain).

Le plan d’action pour la viticulture, suite à la semaine d’action du monde agricole, entre dans sa phase de déploiement.

Dans une circulaire en date du 5 février, le ministre de l’Agriculture a pris la décision de mettre en œuvre un fonds d’urgence en vue de soutenir les exploitations viticoles en difficulté après la très mauvaise récolte de 2023 due notamment au mildiou (photo) et à la sécheresse. Ces difficultés viennent alourdir une crise plus profonde liée à l’inflation, à la baisse de consommation (-30% sur la consommation des vins rouges en 10 ans) et à la faible dynamique du vignoble français à l’export.

Il y aura deux phases dans le plan proposé par le gouvernement : le plan … Lire la suite

Arrachage collectif à Bordeaux : comment ça marche.

Face à la crise économique profonde, un grand nombre d’exploitations du vignoble de Bordeaux, aux profils multiples, se trouvent dans des situations très difficiles et dans l’incapacité, matérielle et financière de poursuivre l’entretien de leur vignoble. Le risque est que ces vignes soient abandonnées et deviennent des foyers de maladies, exposant l’ensemble du vignoble à une situation phytosanitaire incontrôlable.

C’est dans ce contexte que la filière des vins de Bordeaux, l’État et la Région Nouvelle-Aquitaine se sont mobilisés pour mettre en œuvre un dispositif d’intérêt collectif d’arrachage sanitaire des vignes afin de préserver le vignoble d’une crise sanitaire majeure et favoriser sa restructuration.

Ce dispositif vise à arracher jusqu’à 9 500 hectares aidés à hauteur de 6000 € par hectare, … Lire la suite

Les Tonneliers de France s’inquiètent des perspectives à venir (communiqué de presse)

Après plusieurs années difficiles, l’activité des Tonneliers de France revient à son niveau habituel. Mais la profession voit son avenir s’assombrir. Elle redoute notamment de ne plus pouvoir accéder loyalement au marché du chêne à merrain. Ses représentants s’en sont entretenus avec le Ministère de l’Agriculture.

Avec 684 912 fûts vendus, les Tonneliers de France retrouvent leur niveau d’activité habituel, niveau qui avait été impacté par plusieurs années difficiles (« petits » millésimes, feux en Californie et en Australie, effets de la désorganisation des transports maritimes consécutifs à la crise Covid…).

La dynamique amorcée lors de l’exercice précédent se confirme avec, sur la période allant du 1er avril 2022 au 31 mars 2023, une croissance de +20% et un chiffre d’affaires de 556

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Bordeaux : mildiou, arrachage et distillation …

Hier, 19 juillet, notre ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a fait une visite dans notre vignoble pour venir se rendre compte des dégâts du mildiou. Sa venue faisait suite à son interpellation par les représentants la profession et nos parlementaires.

Le mildiou est le nom d’une maladie des plantes provoquée par plusieurs espèces de micro-organismes parasites proches des champignons. Plusieurs de nos plantes cultivées ont leur propre mildiou telles que la tomate, la pomme de terre, le fraisier et la vigne. Les anciens appelait le mildiou « la peste ». C’est pour cette raison que les fongicides qui traitent le mildiou se nomment « pesticides ». Les plus utilisés tant en agriculture biologique qu’en agriculture biologique sont des … Lire la suite

Crise des vins de Bordeaux : le plan d’arrachage est prêt (Sud-Ouest)

Le Ministre de l’agriculture Marc Fesneau doit venir en Gironde début juin pour annoncer officiellement l’ouverture d’un guichet où tout vigneron prétendant à un arrachage primé pourra déposer un dossier. Le top départ, initialement prévu ce lundi 22 mai, a été repoussé au dernier moment. Mais les modalités pratiques sont connues. Des réunions d’information sont prévues cette semaine sur le terrain et des numéros de téléphone sont à disposition (voir ci-dessous).

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Bordeaux : informations sur l’arrachage sanitaire primé

Le portail de pré-candidature à l’arrachage sanitaire primé, qui dépend de la Préfecture, ouvrira début juin lors de la visite du Ministre de l’Agriculture dans notre région. 
4 réunions d’informations auront lieu d’ici là :
* Mercredi 24 mai à Planète Bordeaux sur Beychac et Caillau, à 17h30. 
* Jeudi 25 mai à la salle polyvalente de Pellegrue, à 17h30. 
* Mardi 30 mai à la salle polyvalente de Gauriaguet, à 17h30. 
* Mercredi 31 mai à la salle des fêtes de Saint-Brice, à 17h30.  
Une hotline est également assurée par le Syndicat des Bordeaux (ODG) pour répondre à vos interrogations, aux numéros suivants : 05 57 97 38 10  et  05 57 97 19 28 du lundi au
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Côté Châteaux n°38 : Spécial, Crise Viticole

La crise de consommation de vin touche depuis plusieurs années de nombreux vignobles et notamment le plus important en France : Bordeaux.

Côté Châteaux est allé sur le terrain à la rencontre de ces petits vignerons qui produisent en Bordeaux et en Entre-deux-Mers pour se rendre compte de leurs difficultés au quotidien. Ceux-ci ont manifesté notamment le 6 décembre dernier et réclament un plan d’arrachage primé de 15 000 hectares à Bordeaux pour s’en sortir et réguler la surproduction.

Un magazine réalisé par Alexandre Berne et Jean-Pierre Stahl. (durée: 27 minutes, enregistré le 12 janvier 2023)

Manifestation des viticulteurs le 6 décembre 2022 pour un « plan social » à Bordeaux.

Bien souvent des manifestations sont organisées pour combattre les « plans sociaux ». Le 6 décembre un collectif de viticulteurs de Gironde appelait au contraire à manifester à Bordeaux « pour un plan social » à savoir l’arrachage volontaire et subventionné de 15000 ha de vignes sur les 110000 que compte la Gironde.

A Bordeaux cohabitent plusieurs viticultures : d’un côté la viticulture des crus classés en 1855 du médoc et des graves, des marques de luxe de Saint Emilion ou de Pomerol, des vins de « haute couture » que le monde s’arrache, et, de l’autre, le « prêt à porter », les vins de tous les jours, que l’on trouve sur nos tables et sur celles de nos brasseries, dans les pubs, qui se battent à coup … Lire la suite

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