Agriculture

Viticulture : nouvelles exploitations éligibles au fonds d’urgence pour la viticulture en Gironde.

Suite à l’assouplissement du cadre réglementaire national, Etienne GUYOT, préfet de la Gironde, a décidé de modifier les critères d’éligibilité du fonds d’urgence pour permettre à des exploitations jusqu’à maintenant inéligibles d’en bénéficier.

Deviennent ainsi éligibles :

  • les personnes morales sous forme sociétaire dont au moins 5 % du capital est détenu par des exploitants à titre principal (contre 50 % précédemment),
  • les entreprises en période d’observation dans le cadre d’une procédure de sauvegarde ou de redressement judiciaire.
  • Les viticulteurs avaient jusqu’au 11 mars pour faire leur demande auprès de la direction départementale des territoires et de la mer (DDTM).
  • Le préfet a décidé de prolonger d’une semaine la période de dépôt des dossiers, soit jusqu’au 18 mars 2024 et
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Dans le bordelais, les héritiers de la vigne arrachent pour retrouver « une économie saine » (La Tribune)

REPORTAGE. Bordeaux arrache 8.000 hectares de vignes, en majorité dans l’Entre-deux-Mers. Les domaines familiaux de cette région volumique abolissent la monoculture du raisin, partagés entre colère, amertume et espoir.

Des coteaux dans le brouillard. Des monticules de vignes qui brûlent. Sur les routes de l’Entre-deux-Mers, cette vaste région de culture à l’est de Bordeaux, on cherche du regard les parcelles arrachées (disséminées), celles laissées en friche (nombreuses) et on s’étonne de croiser de très jeunes ceps plantés quand l’économie du vin s’effondrait déjà. Ce terroir de vins rouges et blancs de grande consommation doit arracher 4.900 hectares d’ici la fin du mois de mai.

Dont 171 hectares rien que pour Sauveterre-de-Guyenne. Cette bastide médiévale de caractère abrite le domaine doublement … Lire la suite

« Les écologistes radicaux veulent nous ramener à la préhistoire » (Invité de Gabrielle Cluzel, Boulevard Voltaire)

Yves d’Amécourt, bien connu des lecteurs de BV, est issu d’une famille de viticulteurs, d’agriculteurs et de forestiers. Il a été porte-parole de François Fillon sur les questions agricoles et rurales lors de l’élection présidentielle de 2017, puis porte-parole jusqu’en 2022 du Mouvement de la ruralité. Il a été également secrétaire général du syndicat des viticulteurs de Bordeaux, puis maire, président de communauté de communes, conseiller général et conseiller régional. En 2021, Yves d’Amécourt a rejoint le mouvement de David Lisnard, Nouvelle Énergie.

Pour lui, ces révoltes successives de la France dite périphérique – qui est en fait « la France éternelle », celle des campagnes – devraient nous alerter. Il pointe notamment du doigt l’écologisme, bien différent de … Lire la suite

[Tribune] »Nos jeunes agriculteurs ont raison : on marche sur la tête ! » (David Lisnard et Yves d’Amécourt dans Le Point)

Par David Lisnard maire de Cannes et président de Nouvelle Énergie et Yves d’Amécourt, viticulteur, ancien élu local de Gironde (ancien maire de Sauveterre-de-Guyenne.)

Depuis quelques jours, les panneaux de certaines communes sont retournés par les associations de Jeunes Agriculteurs. Même si on aimerait que les panneaux restent à l’endroit et que les maires ne soient pas obligés d’ajouter cela à leurs préoccupations, le plus important est que la France retrouve le bon sens agricole. Il convient de saluer cette action nationale, non violente, destinée à attirer l’attention du plus grand nombre sur l’inflation des prix, l’inflation des normes, l’inflation de la bureaucratie.

Le message des Jeunes Agriculteurs est simple : « On marche sur la tête ! » D’un côté, l’inflation frappe de … Lire la suite

Bordeaux : mildiou, arrachage et distillation …

Hier, 19 juillet, notre ministre de l’Agriculture Marc Fesneau a fait une visite dans notre vignoble pour venir se rendre compte des dégâts du mildiou. Sa venue faisait suite à son interpellation par les représentants la profession et nos parlementaires.

Le mildiou est le nom d’une maladie des plantes provoquée par plusieurs espèces de micro-organismes parasites proches des champignons. Plusieurs de nos plantes cultivées ont leur propre mildiou telles que la tomate, la pomme de terre, le fraisier et la vigne. Les anciens appelait le mildiou « la peste ». C’est pour cette raison que les fongicides qui traitent le mildiou se nomment « pesticides ». Les plus utilisés tant en agriculture biologique qu’en agriculture biologique sont des … Lire la suite

[Tribune] L’agriculture en France (II) : vraiment, fait-on tout pour la sauver ? (Boulevard Voltaire)

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Suite de la tribune publiée le 24 février.

L’augmentation du prix de l’énergie et des intrants

Depuis le déclenchement de la guerre en Ukraine, les prix de l’énergie et des intrants (engrais, produits phytopharmaceutiques) n’ont fait qu’augmenter. Or, en 2018, la France s’est auto-interdit d’exploiter ses propres gisements de gaz ! Une décision ubuesque qui pèse lourd, aujourd’hui, dans le budget des industriels, des ménages et des agriculteurs.

En 2022, la France est devenue importatrice nette d’électricité ! Du jamais-vu ! La France était le dixième producteur mondial d’électricité en 2018 et le premier pays exportateur au monde… Comme pour les artisans et les commerçants, la facture d’électricité des agriculteurs explose ! Cette politique, … Lire la suite

[Tribune] L’agriculture en France (I) : « Je t’aime, moi non plus ! » (Boulevard Voltaire)

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Le 2 novembre 2017, quelques mois après son élection, Emmanuel Macron, dans son discours remarqué de la Sorbonne, appelait de ses vœux une politique agricole commune (PAC) qui « nous protège des aléas de mettre en péril la souveraineté alimentaire de l’Europe »… Le 9 décembre 2021, alors que la France s’apprêtait à prendre la présidence du Conseil de l’Union européenne, l’agriculture fut absente de son discours, si ce n’est à travers l’évocation des « clauses miroirs » – indispensables – et la lutte contre le concept écologiste fumeux de « déforestation importée » et d’« d’eau virtuelle exportée ». Ainsi est notre président de la République, prompt à … Lire la suite

Refaire de l’agriculture, de la forêt et des industries de transformation un enjeu de notre souveraineté nationale.

Vache de race abondance au Grand Bornand (Haute-Savoie). photo Yves d’Amécourt(c)

Le 2 novembre 2017, quelques mois après son élection, Emmanuel, dans son discours remarqué de la Sorbonne appelait de ses vœux une PAC[1] qui « nous protège des aléas de mettre en péril la souveraineté alimentaire de l’Europe » … Le 9 décembre 2021, alors que la France s’apprêtait à prendre la présidence du Conseil de l’Europe, l’agriculture fut absente de son discours, si ce n’est à travers l’évocation des « clauses-miroirs » – indispensables – et la lutte contre le concept écologiste fumeux de « déforestation importée » et d’« d’eau virtuelle exportée ». Ainsi est notre Président de la République prompt à commenter et pusillanime quand … Lire la suite

« L’Europe va-t-elle achever la filière volailles en France ? » (Boulevard Voltaire)

La France est le troisième pays consommateur de volaille en Europe, derrière le Royaume-Uni (2,23 millions de tonnes) et l’Allemagne (1,86 million de tonnes). Avec 28,5 kg de volailles consommés par an et par habitant, cette viande se retrouve dans les assiettes des Français deux fois par semaine. Elle s’inscrit au cœur des nouvelles tendances alimentaires grâce à ses qualités gustatives et nutritionnelles et à son prix abordable. L’agence Santé publique France préconise de privilégier la volaille dans ses recommandations relatives à la consommation de viande.

En cinq ans, la consommation globale des volailles a ainsi progressé de 15 % en volume, marquée par une très nette augmentation dans la restauration (restaurants, restaurants d’entreprise et restaurants scolaires). Une dynamique … Lire la suite

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