La décentralisation refait surface dans le débat public. L’État doit se recentrer sur ses missions régaliennes, tandis que le bloc local doit redevenir le cœur vivant de la démocratie. Redonner souffle à la proximité, simplifier les structures, clarifier les responsabilités : telle est, selon eux, la voie d’une France plus performante.
Lorsqu’un virus inconnu franchit une frontière, la première réaction est souvent la plus radicale. À l’arrivée de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) sur le territoire français, l’abattage intégral du premier troupeau infecté pouvait se comprendre. Il s’agissait d’endiguer, coûte que coûte, l’installation d’une épizootie nouvelle, encore mal connue, dans un pays qui compte près de 17 millions de bovins.
Cette décision relevait alors d’une logique d’exception. Mais l’exception n’a de sens que si elle est temporaire. Or, aujourd’hui, la DNC n’est plus une menace hypothétique : elle est installée.
Un rappel nécessaire : la DNC est une maladie virale, exclusivement bovine
La DNC est causée par un virus, un capripoxvirus, strictement limité aux bovins. Elle ne se transmet pas à … Lire la suite
Depuis son apparition en France, rumeurs et contre-vérités se multiplient sur cette maladie des bovins : est-elle « bénigne » ? Faut-il abattre les troupeaux ? « Le Point » démêle le vrai du faux.
Il y a des moments où le pays s’arrête, non pas parce qu’il trébuche, mais parce que ceux qui devraient le guider ont renoncé à marcher. L’adoption du budget de la Sécurité sociale pour 2026 en est un symbole brûlant : un instant où la politique, au lieu de s’élever, s’est réfugiée dans la pénombre, fuyant la lumière crue du réel.
Dans les vestiaires, avant le vote, on percevait un souffle ténu, presque tendre : le bruit feutré des vestes qui se retournent, comme des drapeaux qu’on replie avant de hisser leurs contraires. Un murmure de vêtements satisfaits d’avoir survécu à une nouvelle journée d’acrobaties.
Puis venait l’épreuve du tunnel : ce corridor qui relie l’immeuble Jacques Chaban-Delmas à l’hémicycle, … Lire la suite
Depuis quelques jours, les artisans, les commerçants, les professions libérales, les professionnels de santé, les chefs d’entreprises de notre territoire découvrent, stupéfaits, des avis de Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) multipliés par 3, 5, 8 parfois 12. Une hausse sans précédent, qui a été relayée par la presse locale et qui a suscité incompréhension et colère.
Face à la mobilisation des entrepreneurs, la Communauté des communes rurales de l’Entre-deux-Mers a diffusé il y a quelques jours un document explicatif intitulé « CFE 2025 : ce qui change… et pour qui ». Ce texte a le mérite d’exister, même s’il arrive bien tard et après la tempête. Mais il ne dit pas tout. Et il ne dit surtout … Lire la suite
Il est des terres où l’histoire ne se lit pas seulement dans les livres, mais dans le vent qui passe, dans les chemins creux, dans le silence des haies bocagères. La Vendée est de celles-là. Elle a cette manière particulière de tenir ensemble la fidélité et la liberté, le souvenir et l’espérance, la blessure et la joie. Rien n’y disparaît jamais tout à fait : tout s’y transmet, dans une forme de continuité souterraine qui ressemble moins à une tradition qu’à un souffle.
Jeune, j’ai pensé que les racines étaient un poids, un ancrage qui empêchait d’avancer. . Avec l’âge, j’ai compris qu’elles étaient une chance. Elles ne nous enferment pas : elles nous portent. Elles permettent d’accueillir l’avenir sans … Lire la suite
Il est des vérités si longtemps négligées qu’elles finissent par vous sauter au visage comme une évidence trop longtemps retenue. La France va peut-être renouveler son Assemblée nationale ; et pourtant, nous persistons à fermer les yeux sur un angle mort démocratique que chacun pressent sans jamais l’affronter franchement : nos circonscriptions législatives ne représentent pas les électeurs. Elles représentent des habitants. La nuance semble infime, presque administrative ; elle est en réalité abyssale.
Dans la Communauté des communes rurales de l’Entre-Deux-Mers, les chefs d’entreprise ont vu le montant de leur cotisation foncière des entreprises (CFE) bondir jusqu’à plus de 700 %
Votée par la Communauté de Communes Rurales de l’Entre-deux-Mers, la hausse massive de la CFE (Cotisation foncière des entreprises) passe très mal auprès des artisans, commerçants.
Bordeaux, lundi 1er décembre 2025 – La Chambre de Métiers et de l’Artisanat Nouvelle-Aquitaine – Gironde et la CCI Bordeaux Gironde s’insurgent face à la revalorisation des bases minimales de Cotisation foncière des entreprises (CFE), votée le 9 septembre 2024 par la Communauté de communes Rurales de l’Entre-Deux-Mers. Dès 2025, cette mesure se traduit par des hausses spectaculaires, parfois supérieures à 700 %, pour les TPE et PME du territoire, suscitant colère et incompréhension parmi des entrepreneurs déjà en grande difficulté.
Une décision votée dans l’opacité
Les entreprises ont découvert fin octobre 2025, à la réception de leurs avis d’imposition, l’ampleur de cette augmentation. Aucune concertation, aucune information en amont : la hausse a été votée sans publicité ni … Lire la suite
Décidément, le progrès ne s’arrête jamais. Il y eut le compteur Linky, le passe sanitaire, l’auto-attestation de sortie, le bonus-malus écologique, les conseils sur le nombre de fois où il convient de laver sa chemise ou son slip … Voici maintenant le Véritomètre présidentiel.
« La vérité, c’est bien. La vérité labellisée, c’est mieux.«
L’idée est simple : puisque les Français confondent parfois une info et un complot, le Président propose de coller un label sur la vérité. Comme sur les camemberts : — Appellation d’Opinion Protégée, garantie par le Palais.
Demain, après avoir choisi notre électricité verte (dont on s’aperçoit aujourd’hui qu’elle est plus noire que verte), subit notre DPE et notre vignette Crit’Air, nous … Lire la suite
Les élus parlent souvent d’aménagement du territoire, de revitalisation des centres-bourgs, de soutien au commerce de proximité. A Sauveterre-de-Guyenne, au début de ce mandat, le maire actuel a même distribué des bons d’achat pour soutenir le commerce local en centre-ville … Ils en parlent, ils en parlent, … et puis certains actes viennent brutalement contredire les discours ! Des paroles aux actes, il y a la place pour la sincérité.
C’est le cas dans notre Communauté des communes rurales de l’Entre-Deux-Mers, où plus de 1100 artisans, commerçants, professions libérales, travailleurs indépendants viennent de subir une augmentation historique, souvent insoutenable, de leur Cotisation Foncière des Entreprises (CFE).
Artisans, commerçants, auto-entrepreneurs, tous ont reçu ces derniers jours la « CFE » contribution foncière économique.… Lire la suite
Ce rappel à l’ordre a surpris certains comme Yves d’Amécourt, ancien conseiller général et maire de Sauveterre-de-Guyenne. « On aurait imaginé que Yaël Braun-Pivet demande aux députés d’être présents plus souvent… Non ! », a-t-il écrit sur X.
On nous explique que la TVA s’évapore. Qu’elle ne rentre pas comme prévu. Qu’elle file comme du sable entre les doigts d’un État pourtant si habile à prélever. On s’étonne, on s’agace, on annonce de grandes « opérations de traque » à l’échelle de Bercy pour retrouver 10 milliards d’euros perdus dans les limbes comptables (1). Et si le mystère était plus simple qu’il n’y paraît ?
Il faut rendre justice à la France : si nous n’avons plus beaucoup d’usines, nous avons toujours des idées. Et quand il s’agit de créer une taxe, notre imagination est sans limite.
Il faut rendre justice à la France : si nous n’avons plus beaucoup d’usines, nous avons toujours des idées. Et quand il s’agit de créer une taxe, notre imagination est sans limite.
La semaine dernière encore, l’Assemblée nationale s’est livrée à un véritable concours Lépine du prélèvement obligatoire : taxe sur les jets privés, sur les yachts, sur les bijoux, sur le patrimoine improductif, et, bouquet final, une taxe sur les trompes et les redingotes de … Lire la suite
Il arrive, dans la longue vie des peuples, que certains mois ressemblent à ces nuits où l’on croit entendre quelqu’un frapper à la porte. On hésite, on se redresse, on se dit que ce n’est rien — un courant d’air, une branche contre le volet — et puis soudain, on comprend que ce bruit discret, récurrent, obstiné, n’est autre que le retour du passé, venu réclamer un peu de notre attention. Novembre 2025 fait partie de ces mois-là, et c’est peut-être sa grande vertu que de nous obliger à rouvrir les yeux sur un chapitre que nous avions refermé trop vite.
Car voici que reviennent, comme des fantômes qui n’ont jamais vraiment quitté la pièce, les éclats du RER Saint-Michel … Lire la suite
« La liberté commence où s’arrête la peur. » Boualem Sansal
Enfin, une bonne nouvelle. Boualem Sansal est libre. Après un an d’emprisonnement en Algérie, l’écrivain franco‑algérien a été gracié par le président Abdelmadjid Tebboune, à la suite d’une démarche humanitaire du président allemand Frank‑Walter Steinmeier¹. L’annonce est tombée ce 12 novembre 2025 : Boualem Sansal, âgé de 76 ans, malade, sera transféré en Allemagne pour y recevoir des soins. Mais avant tout, il retrouve ce qu’il n’a jamais cessé d’incarner : la liberté de penser, de parler et d’écrire.
Merci à l’Allemagne
Merci à l’Allemagne, dont la diplomatie a su conjuguer fermeté et humanité. Merci au président Steinmeier, qui a parlé avec cette justesse tranquille qui donne du sens … Lire la suite
Chaque 11 novembre, la France se recueille. Sous la pluie ou le soleil, dans la pierre des monuments et dans le silence des clairons, elle se souvient de ses fils tombés pour elle. C’est un moment de vérité où le passé éclaire le présent, où les morts parlent encore aux vivants. Je pense, en ce jour, à mon arrière-grand-père Henry , tombé sur le front en 1915, à cinquante-six ans, c’est mon âge aujourd’hui. Il avait tout pour rester à l’arrière ; il choisit de partir. Il repose aujourd’hui quelque part entre Reims et Verdun, parmi ceux qui donnèrent leur vie pour que la France demeure libre. À travers lui, c’est toute une génération que j’honore : celle du courage … Lire la suite
Le 9 novembre 1970, meurt l’un des grands hommes de l’histoire de France, le général de Gaulle. Cinquante-cinq ans après sa disparition, quel est son héritage ?
Il y a des mots que l’histoire dépose comme des semences. Le gaullisme en fait partie. On le croit appartenir à un autre temps, à une génération disparue, à des combats clos. Mais chaque fois que la France doute d’elle-même, ce mot revient, chargé d’une force neuve. Le gaullisme n’est pas un souvenir : c’est une exigence. C’est la fidélité au réel, la primauté du courage, la conviction que la grandeur n’est pas un luxe, mais un devoir. C’est la certitude tranquille que la France n’est jamais condamnée tant qu’il reste des Français … Lire la suite
nivet patrickon[TRIBUNE] Liban : le cèdre, la mémoire et l’honneur.Bonjour Mr D'Amecour Joli texte Ceci dit le Liban est un assemblage de communautés cimentées notamment par la religion et les Chiites sont sans doute…
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