Politique nationale

En 1958, de Gaulle a redressé la France. Pourquoi pas aujourd’hui ?

La dette publique française dépasse aujourd’hui 3 200 milliards d’euros. Depuis 1974, aucun budget n’a été voté à l’équilibre. Le déficit atteint plus de 5 % du PIB en 2024, dans un pays déjà champion mondial des prélèvements obligatoires. Notre commerce extérieur accuse un déficit abyssal, notre balance des paiements n’est sauvée que par les dividendes de quelques grandes entreprises… qui investissent désormais davantage à l’étranger qu’en France.

Dans le même temps, l’école s’effondre, la recherche recule, les hôpitaux s’essoufflent, l’énergie devient chère et instable, et l’État, malgré son poids croissant, semble incapable de remplir ses missions les plus élémentaires. À force d’acheter la paix sociale à crédit, nous avons rompu le lien entre effort et récompense. L’administration prolifère, les … Lire la suite

Chauffage électrique : il est temps d’en finir avec le malus absurde de l’énergie primaire

Le Premier ministre François Bayrou a annoncé sa volonté de ramener le coefficient d’énergie primaire de l’électricité de 2,3 à 1,9 à compter de janvier 2026. Objectif : faire revenir sur le marché locatif quelque 850 000 logements aujourd’hui exclus à cause d’un mauvais classement au DPE [1]. C’est un premier pas. Mais pourquoi marchander ce chiffre comme on négocierait une cote d’argus ? Il est temps de supprimer purement et simplement ce coefficient obsolète.


Une convention dépassée, héritée d’un autre temps

Ce fameux coefficient d’énergie primaire (Ep/Ef), appliqué à l’électricité dans le calcul des DPE, vise à prendre en compte l’énergie nécessaire à sa production, son transport et sa distribution. Jusqu’en 2021, il était fixé à 3,0. Depuis, … Lire la suite

L’État nounou, l’écran papa, le grille-pain sauvé : vingt ans d’infantilisation nationale

Manger, bouger, respirer, trier, éteindre, rénover, marcher, boire moins, chauffer à 19 degrés, penser local, dormir plus, réutiliser ses chaussettes… Depuis vingt ans, l’État n’a jamais été aussi présent — ni aussi paternaliste — dans nos vies quotidiennes. À force de se prendre tour à tour pour un médecin, un diététicien, un professeur des écoles ou un bon parent, notre République bascule dans un doux totalitarisme des bonnes intentions.


La France, ce pays où l’on vit sous consigne

On croyait être sortis de l’enfance à l’âge de raison. Mais voici que l’État nous parle comme on parle à des élèves de maternelle : « bois de l’eau », « ne fume pas », « prends l’escalier », « ne reste … Lire la suite

Acétamipride : un retour maîtrisé, pas un recul écologique

Le Parlement a voté la réintroduction encadrée de l’acétamipride pour certaines cultures sensibles, notamment la noisette, dans le cadre de la loi DUPLOMB. Cette décision, souvent caricaturée comme un « retour des pesticides tueurs d’abeilles », mérite d’être éclairée avec rigueur. Il ne s’agit pas de nier les dangers inhérents à cette molécule, mais de rappeler un principe essentiel en toxicologie : le danger n’est pas le risque1.

L’acétamipride est effectivement un insecticide néonicotinoïde2. Il partage certaines propriétés avec des substances aujourd’hui interdites (imidaclopride, clothianidine), mais il présente une toxicité bien plus faible pour les abeilles3. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’il reste autorisé au niveau européen jusqu’en 20334, et que l’ANSES, … Lire la suite

Pour agir sur le climat, il y a mieux que les verts : il y a la chlorophyle !

On nous dit que le changement climatique est irréversible, que le CO₂ s’accumule depuis deux siècles et qu’il en faudra dix pour l’en faire partir. Les uns nous promette des solutions technologiques lointaines, complexes, hors de portée. Les autres nous propose la décroissance, la dénatalité et la précarité. Ils nous proposent de réensauvager la nature, d’en faire disparaître l’homme ! Les uns nous expliquent qu’il faut agir. Les autres nous disent que c’est trop tard. Les sociétés doutent. Le doute profite aux manigances et aux profiteurs. Se degage de tout cela un sentiment d’impuissance. Il est entretenu par ceux qui en tirent des bénéfices : financiers, politiques, philosophiques …

Et si, au lieu de nous résigner à l’impuissance, nous engagions … Lire la suite

« La vérité ne sert à rien si elle n’est pas dite. » Boualem Sansal

Il fut un temps où accueillir un dissident, c’était défendre la liberté. Où soutenir un écrivain menacé, c’était une exigence morale. Où le courage de dire valait plus que la conformité des idées. Ce temps semble révolu.

Aujourd’hui, Boualem Sansal, l’un des plus grands écrivains francophones vivants, libre penseur, laïc, antitotalitaire, humaniste, est laissé seul face à l’acharnement du régime algérien. Assigné au silence, ignoré par la diplomatie française, il paie le prix de son courage, dans une indifférence glacée. La France, pourtant, est son autre patrie. La patrie des droits de l’homme, dit-on encore. Mais que valent les droits de l’homme lorsqu’on les applique à géométrie variable ?

L’attitude du Président de la République et de son ministre des … Lire la suite

Canicule : vive la clim ! N’en déplaise aux écolos.

À chaque vague de chaleur, c’est le même scénario dans certaines communes françaises : on ferme les écoles, on renvoie les enfants chez eux à 10 h du matin, on annule les activités périscolaires ou sportives, « à cause du climat ». Mais plutôt que d’adapter les bâtiments ou d’investir dans des solutions modernes – climatisation, ventilation, ombrage – on préfère s’en remettre à l’idéologie, à la pénitence, voire au renoncement. Imaginez le sourire de nos compatriotes des Outremers lorsqu’ils regardent les informations !

Le gros mot du moment : “la clim”, au nom de l’écologie. On empêche les collectivités de s’en doter. Résultat : la France est l’un des pays les moins bien équipés d’Europe⁴. Et pourtant, c’est en … Lire la suite

Agriculture biologique : quand la micro-écologie contredit la macro-écologie

L’agriculture biologique jouit d’une image flatteuse dans l’opinion : elle serait « bonne pour le climat », « respectueuse de la biodiversité », « économe en ressources et en énergie ». On vante ses circuits courts, ses sols vivants, ses paysages variés. Mais qu’en disent réellement les sciences du climat et de la biodiversité ?

En s’en tenant non aux résumés politiques du GIEC et de l’IPBES, mais aux rapports scientifiques eux-mêmes, force est de constater que la réponse est bien plus nuancée que les slogans des écologistes.


Ce que dit le GIEC : moins de rendement, plus de terres, pas moins d’émissions

Dans le sixième rapport d’évaluation du GIEC (groupe III, volet scientifique), l’agriculture biologique apparaît comme une solution … Lire la suite

Retrouver l’espérance dans un monde biaisé

Nous vivons dans une époque paradoxale. Jamais dans l’histoire de l’humanité il n’y eut autant de progrès mesurables : recul de la pauvreté, allongement de l’espérance de vie, accès à l’éducation, diminution de la violence à long terme. Et pourtant, rarement nos sociétés n’ont paru aussi inquiètes, aussi désabusées, aussi méfiantes face à l’avenir.

Cette dissonance n’est pas un hasard. Elle tient à la façon dont notre cerveau appréhende les risques et les pertes. Daniel Kahneman et Amos Tversky, dans leur théorie des perspectives, ont montré que nous ressentons les pertes avec deux fois plus d’intensité que les gains. Notre perception n’est pas linéaire : elle est biaisée par la peur, par l’émotion, par l’évolution elle-même qui nous a appris … Lire la suite

Tout est faux, ou presque, dans le discours d’Agnès Pannier-Runacher

Il est des moments où le bon sens réclame qu’on lève le voile. Où la réalité, trop longtemps pliée aux discours, finit par resurgir, brutale, incontestable. Le discours d’Agnès Pannier-Runacher, incarnation d’une écologie d’apparat, concentre à lui seul ces contradictions qui sapent la confiance des Français, et affaiblissent l’État. Il faut le dire avec calme, mais avec fermeté : tout est faux, ou presque, dans cette rhétorique officielle.

Prenons la question de la santé publique, souvent invoquée pour justifier l’interdiction des véhicules anciens dans les centres-villes. Ainsi le projet des Zones à Faibles Émissions (ZFE) [1] proposait (aujourd’hui abandonné) de chasser les conducteurs modestes au nom des particules fines. Mais dans le même temps, dans les funestes DPE, on décourage … Lire la suite

Pour une politique énergétique de souveraineté et de bon sens

À l’heure des incertitudes géopolitiques, de la flambée des prix de l’énergie et du défi climatique, la question énergétique n’est plus simplement technique ou environnementale : elle est devenue un enjeu vital de souveraineté, de compétitivité et de stabilité nationale. La France doit sortir des logiques idéologiques pour renouer avec une stratégie fondée sur l’efficacité, l’indépendance et la cohérence.

C’est dans ce contexte qu’une proposition de loi récemment débattue vise à fixer une trajectoire énergétique de long terme. Parmi ses orientations, la relance de la filière nucléaire française mérite d’être saluée, encouragée et amplifiée.

Le nucléaire : pilier décarboné, pilotable et stratégique

Depuis les années 1970, la France s’est dotée d’un parc nucléaire unique en Europe, qui lui a permis … Lire la suite

Ports, logistique et souveraineté : la mer, levier oublié de la transition écologique

La France aime se penser comme une grande puissance maritime. Son territoire s’étend sur tous les océans, elle dispose de la deuxième zone économique exclusive (ZEE) au monde [1] et d’une biodiversité marine exceptionnelle. Pourtant, dans les faits, notre pays tourne le dos à la mer. Et avec elle, à l’un des leviers les plus puissants pour allier développement économique et réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Aujourd’hui, plus de deux tiers des conteneurs à destination de la France transitent par les ports d’Europe du Nord : Anvers, Rotterdam, Hambourg [2]. De là, ils sont transportés par camion sur des centaines de kilomètres jusqu’au territoire français. Cette situation, dénoncée depuis des années, constitue une aberration logistique et … Lire la suite

Journée mondiale des océans : une étude sur les coraux révèle la complexité du climat

Une découverte contre-intuitive

À l’occasion de la Journée internationale des océans, une étude publiée en juin 2025 dans la revue *Proceedings of the National Academy of Sciences* apporte un éclairage nouveau sur le rôle des récifs coralliens dans le cycle du carbone¹. Elle révèle que le blanchissement des coraux, souvent cité comme un symptôme du changement climatique, pourrait paradoxalement renforcer la capacité des océans à absorber le dioxyde de carbone (CO₂). Les modèles prédisent une augmentation de la captation de CO₂ de l’ordre de 1 à 5 % d’ici 2100, et jusqu’à 13 % à l’horizon 2300.

Le mécanisme en jeu

Cette conclusion repose sur un phénomène peu connu : lors de leur calcification, les coraux forment du carbonate de … Lire la suite

Santé publique : la grande incohérence des politiques phytosanitaires

TRIBUNE. Alors que l’on exige toujours plus de rigueur et que l’on impose toujours plus de contraintes aux professionnels de l’agriculture, de la viticulture, de l’élevage ou des espaces verts, comme en témoigne le débat actuel à l’Assemblée nationale, certaines substances interdites dans les exploitations continuent de circuler librement dans les produits destinés aux particuliers. Cette incohérence réglementaire interroge : pourquoi interdire à ceux qui savent et laisser faire ceux qui ignorent ? Il est temps de rétablir le bon sens et de remettre la compétence au cœur des politiques de santé publique.

Par Yves d’Amécourt, Thomas Danrée, Angélique Delahaye, Emmanuel Ferrand, Théo Legrand, Thierry Moisy, Arthur Portier

Publié le 1 juin 2025 à 11h00 sur le site VALEURS ACTUELLESLire la suite

« Bruno Retailleau : la victoire de la clarté, de la fidélité et du courage » [Valeurs Actuelles]

TRIBUNE. L’élection de Bruno Retailleau à la tête des Républicains n’est pas une simple alternance interne. Elle signe le retour d’une droite cohérente, enracinée et exigeante, portée par un homme de convictions.

Par Yves d’Amécourt

Publié le 29 mai 2025 à 13h00 Mis à jour le 28 mai 2025 à 14h32

L’élection de Bruno Retailleau à la présidence des Républicains marque un tournant dans l’histoire récente de la droite française. Elle consacre un homme de convictions, au parler franc, dans un pays assoiffé de vérité politique. Son action remarquée au ministère de l’Intérieur, où il ose nommer les maux et proposer des remèdes, sert la lucidité républicaine. Alors que tant d’autres enrobent les réalités pour mieux les fuir, lui … Lire la suite

Il n’y a pas d’écologie sans connaissance

« Il est plus facile de désintégrer un atome qu’un préjugé », disait Albert Einstein. En matière d’écologie, cette phrase prend aujourd’hui un sens tragique. Car notre époque, qui prétend faire de l’environnement une priorité, semble avoir évacué la science du débat écologique, au profit du soupçon, du slogan, et de l’émotion.

Le résultat ? Une écologie devenue dogme, une parole scientifique censurée ou caricaturée, des politiques publiques absurdes, qui stigmatisent ceux qui nourrissent et entretiennent la terre, tout en exonérant ceux qui en parlent sans jamais s’y confronter.

Le savoir rejeté, la science disqualifiée

Les biotechnologies, les solutions de génétique de précision, les innovations agronomiques : toutes sont jetées en bloc dans l’opprobre, indépendamment des évaluations rigoureuses menées … Lire la suite

David Lisnard : «La vraie injustice du système fiscal vient de sa complexité»

FIGAROVOX/TRIBUNE – L’ambition du gouvernement de supprimer certaines niches fiscales a le mérite de révéler la complexité et l’absurdité de notre système, estime le maire Nouvelle Énergie de Cannes, qui propose des solutions concrètes pour simplifier l’impôt.

Évaluées à 85 milliards d’euros, les 474 niches fiscales répertoriées par Bercy résument à elles seules la complexité de notre système fiscal. La ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin, a récemment proposé d’en supprimer 10 %, dans le but de «récupérer» 8,5 milliards de recettes fiscales. Ce raisonnement purement arithmétique est une abstraction inopérante qui ignore les effets dynamiques du jeu économique. Le chiffrage est en réalité plus complexe, du fait des comportements et des effets en cascade induits … Lire la suite

Yves d’Amécourt, Alexandra Ardisson et Muriel Fabre : « Plutôt que des ZFE, une réforme du permis B » [Valeurs Actuelles]

TRIBUNE Il ne sera pas possible de faire admettre la nécessité de la transition écologique aux Français s’ils n’y trouvent pas quelque avantage. Elle pourrait être l’occasion de simplifications administratives qui leur faciliteraient la vie, démontrent Yves d’Amécourt, Alexandra Ardisson et Muriel Fabre.

  • Muriel Fabre. Maire de Lampertheim, Vice-Président de l’Eurométropole de Strasbourg, Porte-Voix de Nouvelle-Energie
  • Alexandra Ardisson. Ancienne députée (2017-2022), responsable des relations internationales et des Français de l’étranger de Nouvelle-Energie. Porte-Voix de Nouvelle-Energie
  • Yves d’Amécourt. Viticulteur, ancien élu local de Gironde (2004-2021), référent agriculture, forêt, ruralité de Nouvelle Energie. Porte-Voix de Nouvelle Energie

La France a fait de la « transition écologique » un axe majeur de sa politique publique. Pourtant, elle en oublie parfois le bon sens. … Lire la suite

Solidarité avec l’Ukraine : une Europe fidèle à elle-même ?

Il est des gestes que l’on fait sans hésiter, parce qu’ils sont justes, parce qu’ils s’imposent avec l’évidence de la fraternité humaine. En 2022, l’Europe a tendu la main à l’Ukraine. Elle a levé les droits de douane sur les produits agricoles de ce grand pays blessé. Elle a voulu que le blé, le maïs, le sucre et la volaille continuent de franchir nos frontières sans entrave, comme on ouvre sa porte à un voisin qui souffre.

Mais les grands élans ne sauraient faire oublier nos paysans. Ce qui fut un acte de générosité s’est mué, pour nombre d’agriculteurs européens, en concurrence inégale, en fragilité accrue. Et voici que l’émotion se heurte à l’économie, que la solidarité se heurte à … Lire la suite

Saint Yves : Pour une justice de dignité, d’ordre et de paix

En ce 19 mai, jour de la fête de Saint Yves, mon saint patron, j’ai souhaité lui rendre hommage. Je porte ce prénom en souvenir de ma grand-mère paternelle, Yvonne Berthemy, et en hommage à la Bretagne, région de cœur de ma maman (mes grands-parents maternels habitaient Plestan, dans les Côtes d’Armor). Saint Yves, avocat des pauvres et patron des juristes, incarne cette justice à la fois forte, humaine et protectrice dont notre époque a tant besoin.

Saint Yves : pour une justice de dignité, d’ordre et de paix

Le 19 mai, l’Église célèbre la fête de Saint Yves, patron des juristes, des avocats et des pauvres. Fils d’un seigneur breton, Yves Hélory de Kermartin (1253-1303), plus connu sous le … Lire la suite

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