Politique nationale

Le cancer, la peur et la politique : pour une hiérarchie des risques fondée sur la science

Il y a des maladies plus graves que les maux qu’on instrumentalise, et des vérités plus têtues que les slogans. En matière de cancer, les chiffres sont implacables : le tabac, l’alcool, la sédentarité, l’obésité, l’âge et certaines infections expliquent l’immense majorité des cas. Pourtant, certains responsables politiques préfèrent mobiliser l’opinion sur les résidus de pesticides, comme l’acétamipride, dont la contribution réelle au risque cancéreux est infinitésimale. Pourquoi ? Parce qu’il est plus facile de désigner un coupable invisible que d’affronter les vrais défis de santé publique, qui supposeraient du courage, de la persévérance, et une action collective sur le long terme.

Dans une tribune parue le 26 juillet 2025 sur Atlantico, l’oncologue Jérôme Barrière lançait un cri d’alarme … Lire la suite

Prix d’orientation en viticulture durable : une avancée, deux risques

Le 15 juillet 2025, la Commission européenne a rendu un avis favorable sur un projet d’accord interprofessionnel innovant, porté par la filière viticole en Occitanie. Pour la première fois, un accord prévoyant la fixation de prix d’orientation pour les vins bio et HVE en vrac a été reconnu compatible avec le droit de la concurrence, sur la base de l’article 210 bis du règlement OCM.

Ce texte, introduit en 2021, autorise certaines dérogations aux règles classiques de concurrence dans le but de favoriser la durabilité environnementale, à condition que les restrictions soient strictement proportionnées aux objectifs poursuivis. C’est donc une révolution silencieuse mais significative : l’Union européenne reconnaît qu’un prix plus rémunérateur peut accompagner des pratiques agricoles plus vertueuses.… Lire la suite

Cryptoactifs : une monnaie à la hauteur de notre intelligence

« Les cryptomonnaies ne sont pas de simples actifs financiers, mais l’expression technologique de principes fondamentaux » David Lisnard dans l’Opinion le 23 juillet 2025.

Cette révolution n’est pas sans précédent historique. Lorsque les accords de Bretton Woods furent signés en 1944, ils consacrèrent l’hégémonie du dollar, adossé à l’or, comme pivot d’un nouveau système monétaire mondial¹. La convertibilité fut rompue en 1971 par Richard Nixon, mais l’influence du dollar persista, portée par la force de l’économie américaine. Aujourd’hui, les États-Unis expérimentent une nouvelle forme d’ancrage : des cryptoactifs régulés, parfois adossés à des actifs tangibles ou à des devises officielles. Cette architecture rappelle, toute proportion gardée, celle du franc CFA, lui-même adossé à l’euro via le Trésor français². Dans les … Lire la suite

« Le prochain président sera punk » David Lisnard

Il faut parfois un mot inattendu pour dire l’essentiel. En déclarant à l’AFP que « le prochain président sera punk », David Lisnard ne cherche ni la provocation ni l’effet de manche. Il pose un diagnostic lucide sur l’état du pays et sur ce que nécessitera son redressement : une rupture nette, un changement radical, une énergie neuve. La France ne se relèvera pas avec des compromis flous ni avec des « arrangements de notables ». Elle a besoin de clarté, de volonté, et d’un courage assumé pour agir.

Dix mesures pour un sursaut

Dans un entretien accordé à l’AFP ce 24 juillet, David Lisnard, maire de Cannes, président de l’Association des maires de France et fondateur de Nouvelle Énergie, … Lire la suite

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes

« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes. » — Bossuet

Il faut voir les tribunes indignées, les tweets rageurs, les pétitions enflammées. Plus d’1 million de signataire de la pétition contre la loi Duplomb ! À l’occasion du débat parlementaire, certains élus de la gauche radicale ont retrouvé leurs réflexes : protester, condamner sans vergogne, bloquer, et mentir outrageusement devant la représentation nationale ! L’objet de leur courroux ? La réintroduction, strictement encadrée, d’un insecticide : l’acétamipride[1].

Cette molécule, autorisée au niveau européen, est aujourd’hui utilisée dans une vingtaine de pays pour lutter contre des ravageurs spécifiques, notamment dans les cultures de la betterave, les vergers de pommiers ou de noisetiers. En France, elle … Lire la suite

Yves d’Amécourt : « L’État nounou est une servitude volontaire, douce mais redoutable » [Entretien Epoch Times]

Par Julian Herrero

18 juillet 2025 13:23 Mis à jour: 18 juillet 2025 18:45

L’ancien élu local et viticulteur girondin Yves d’Amécourt, également porte-voix du mouvement Nouvelle Énergie présidé par David Lisnard, dénonce dans ses tribunes un glissement progressif de la société française vers une forme d’infantilisation généralisée. Un phénomène qu’il analyse comme le fruit combiné des médias, du Parlement et d’un État devenu « nounou ».

Dans cet entretien, il revient sur les origines de cette dérive, son accélération sous Emmanuel Macron, et les conséquences démocratiques de ce qu’il appelle le « syndrome du ralentisseur ». Il y ajoute une réflexion plus large sur le biais généralisé qui affaiblit l’espoir collectif.

Epoch Times : Vous écrivez que l’État infantilise les Français depuis Lire la suite

« Pour redresser la France, il existe d’autres solutions qu’étrangler les forces vives du pays » [Le Figaro]

TRIBUNE – Alors que le premier ministre François Bayrou a présenté ce mardi 15 juillet ses pistes pour le prochain budget 2026, treize porte-voix de Nouvelle Énergie proposent un contre-projet, axé sur la réduction du périmètre de l’État et la relance de la production de richesses.

Le dernier rapport de la Cour des comptes, rendu public le 2 juillet, est sans appel : la France vit largement au-dessus de ses moyens.

Notre déficit atteint 5,8 % du PIB – le plus haut de la zone euro – et la dette explose, fruit de décennies de facilité budgétaire, de démagogie redistributive et d’un déni structurel face à l’impératif de réforme. Depuis 2019, la dette a augmenté de 38 %. Faut-il … Lire la suite

Plan “Stop à la dette” : le faux-semblant budgétaire

Le Premier ministre a présenté hier son plan pluriannuel de redressement des finances publiques, sous un titre aussi martial que trompeur : “Stop à la dette !”. Il aurait fallu dire ralentir la dette, ou plutôt, ralentir l’augmentation de la dette. Car il ne s’agit pas d’un plan de désendettement, ni même de réduction des déficits — mais d’un simple maintien de la trajectoire actuelle, au prix d’efforts minimes, presque anecdotiques à l’échelle du problème posé.

Prenons les chiffres. Le déficit serait de 4,6 % du PIB en 2026, pour redescendre péniblement à 3 % en 2029. À aucun moment la France ne produira de budget excédentaire, condition pourtant indispensable pour rembourser la dette. Dans le meilleur … Lire la suite

L’instruction oubliée : plaidoyer pour une école qui élève

« Ce qu’on apprenait autrefois par cœur, on tente aujourd’hui de l’apprendre sans cœur. » Jean d’Ormesson

Il fut un temps – pas si lointain – où l’on distinguait nettement l’éducation et l’instruction. L’école instruisait, la famille éduquait. La première transmettait les savoirs ; la seconde, les valeurs. C’était un partage de rôles aussi naturel qu’efficace. L’un s’occupait de l’esprit, l’autre du cœur. L’un formait la tête, l’autre façonnait l’âme.

Aujourd’hui, cette distinction s’est estompée dans le brouillard des responsabilités diluées. La session 2025 du baccalauréat en a donné un triste exemple : de nombreux enseignants ont dénoncé les consignes données par l’administration, leur interdisant de pénaliser des copies pourtant truffées de fautes ou de hors-sujets. Certains témoignent que l’on … Lire la suite

En 1958, de Gaulle a redressé la France. Pourquoi pas aujourd’hui ?

La dette publique française dépasse aujourd’hui 3 200 milliards d’euros. Depuis 1974, aucun budget n’a été voté à l’équilibre. Le déficit atteint plus de 5 % du PIB en 2024, dans un pays déjà champion mondial des prélèvements obligatoires. Notre commerce extérieur accuse un déficit abyssal, notre balance des paiements n’est sauvée que par les dividendes de quelques grandes entreprises… qui investissent désormais davantage à l’étranger qu’en France.

Dans le même temps, l’école s’effondre, la recherche recule, les hôpitaux s’essoufflent, l’énergie devient chère et instable, et l’État, malgré son poids croissant, semble incapable de remplir ses missions les plus élémentaires. À force d’acheter la paix sociale à crédit, nous avons rompu le lien entre effort et récompense. L’administration prolifère, les … Lire la suite

Chauffage électrique : il est temps d’en finir avec le malus absurde de l’énergie primaire

Le Premier ministre François Bayrou a annoncé sa volonté de ramener le coefficient d’énergie primaire de l’électricité de 2,3 à 1,9 à compter de janvier 2026. Objectif : faire revenir sur le marché locatif quelque 850 000 logements aujourd’hui exclus à cause d’un mauvais classement au DPE [1]. C’est un premier pas. Mais pourquoi marchander ce chiffre comme on négocierait une cote d’argus ? Il est temps de supprimer purement et simplement ce coefficient obsolète.


Une convention dépassée, héritée d’un autre temps

Ce fameux coefficient d’énergie primaire (Ep/Ef), appliqué à l’électricité dans le calcul des DPE, vise à prendre en compte l’énergie nécessaire à sa production, son transport et sa distribution. Jusqu’en 2021, il était fixé à 3,0. Depuis, … Lire la suite

L’État nounou, l’écran papa, le grille-pain sauvé : vingt ans d’infantilisation nationale

Manger, bouger, respirer, trier, éteindre, rénover, marcher, boire moins, chauffer à 19 degrés, penser local, dormir plus, réutiliser ses chaussettes… Depuis vingt ans, l’État n’a jamais été aussi présent — ni aussi paternaliste — dans nos vies quotidiennes. À force de se prendre tour à tour pour un médecin, un diététicien, un professeur des écoles ou un bon parent, notre République bascule dans un doux totalitarisme des bonnes intentions.


La France, ce pays où l’on vit sous consigne

On croyait être sortis de l’enfance à l’âge de raison. Mais voici que l’État nous parle comme on parle à des élèves de maternelle : « bois de l’eau », « ne fume pas », « prends l’escalier », « ne reste … Lire la suite

Acétamipride : un retour maîtrisé, pas un recul écologique

Le Parlement a voté la réintroduction encadrée de l’acétamipride pour certaines cultures sensibles, notamment la noisette, dans le cadre de la loi DUPLOMB. Cette décision, souvent caricaturée comme un « retour des pesticides tueurs d’abeilles », mérite d’être éclairée avec rigueur. Il ne s’agit pas de nier les dangers inhérents à cette molécule, mais de rappeler un principe essentiel en toxicologie : le danger n’est pas le risque1.

L’acétamipride est effectivement un insecticide néonicotinoïde2. Il partage certaines propriétés avec des substances aujourd’hui interdites (imidaclopride, clothianidine), mais il présente une toxicité bien plus faible pour les abeilles3. C’est d’ailleurs ce qui explique qu’il reste autorisé au niveau européen jusqu’en 20334, et que l’ANSES, … Lire la suite

Pour agir sur le climat, il y a mieux que les verts : il y a la chlorophyle !

On nous dit que le changement climatique est irréversible, que le CO₂ s’accumule depuis deux siècles et qu’il en faudra dix pour l’en faire partir. Les uns nous promette des solutions technologiques lointaines, complexes, hors de portée. Les autres nous propose la décroissance, la dénatalité et la précarité. Ils nous proposent de réensauvager la nature, d’en faire disparaître l’homme ! Les uns nous expliquent qu’il faut agir. Les autres nous disent que c’est trop tard. Les sociétés doutent. Le doute profite aux manigances et aux profiteurs. Se degage de tout cela un sentiment d’impuissance. Il est entretenu par ceux qui en tirent des bénéfices : financiers, politiques, philosophiques …

Et si, au lieu de nous résigner à l’impuissance, nous engagions … Lire la suite

« La vérité ne sert à rien si elle n’est pas dite. » Boualem Sansal

Il fut un temps où accueillir un dissident, c’était défendre la liberté. Où soutenir un écrivain menacé, c’était une exigence morale. Où le courage de dire valait plus que la conformité des idées. Ce temps semble révolu.

Aujourd’hui, Boualem Sansal, l’un des plus grands écrivains francophones vivants, libre penseur, laïc, antitotalitaire, humaniste, est laissé seul face à l’acharnement du régime algérien. Assigné au silence, ignoré par la diplomatie française, il paie le prix de son courage, dans une indifférence glacée. La France, pourtant, est son autre patrie. La patrie des droits de l’homme, dit-on encore. Mais que valent les droits de l’homme lorsqu’on les applique à géométrie variable ?

L’attitude du Président de la République et de son ministre des … Lire la suite

Canicule : vive la clim ! N’en déplaise aux écolos.

À chaque vague de chaleur, c’est le même scénario dans certaines communes françaises : on ferme les écoles, on renvoie les enfants chez eux à 10 h du matin, on annule les activités périscolaires ou sportives, « à cause du climat ». Mais plutôt que d’adapter les bâtiments ou d’investir dans des solutions modernes – climatisation, ventilation, ombrage – on préfère s’en remettre à l’idéologie, à la pénitence, voire au renoncement. Imaginez le sourire de nos compatriotes des Outremers lorsqu’ils regardent les informations !

Le gros mot du moment : “la clim”, au nom de l’écologie. On empêche les collectivités de s’en doter. Résultat : la France est l’un des pays les moins bien équipés d’Europe⁴. Et pourtant, c’est en … Lire la suite

Agriculture biologique : quand la micro-écologie contredit la macro-écologie

L’agriculture biologique jouit d’une image flatteuse dans l’opinion : elle serait « bonne pour le climat », « respectueuse de la biodiversité », « économe en ressources et en énergie ». On vante ses circuits courts, ses sols vivants, ses paysages variés. Mais qu’en disent réellement les sciences du climat et de la biodiversité ?

En s’en tenant non aux résumés politiques du GIEC et de l’IPBES, mais aux rapports scientifiques eux-mêmes, force est de constater que la réponse est bien plus nuancée que les slogans des écologistes.


Ce que dit le GIEC : moins de rendement, plus de terres, pas moins d’émissions

Dans le sixième rapport d’évaluation du GIEC (groupe III, volet scientifique), l’agriculture biologique apparaît comme une solution … Lire la suite

Retrouver l’espérance dans un monde biaisé

Nous vivons dans une époque paradoxale. Jamais dans l’histoire de l’humanité il n’y eut autant de progrès mesurables : recul de la pauvreté, allongement de l’espérance de vie, accès à l’éducation, diminution de la violence à long terme. Et pourtant, rarement nos sociétés n’ont paru aussi inquiètes, aussi désabusées, aussi méfiantes face à l’avenir.

Cette dissonance n’est pas un hasard. Elle tient à la façon dont notre cerveau appréhende les risques et les pertes. Daniel Kahneman et Amos Tversky, dans leur théorie des perspectives, ont montré que nous ressentons les pertes avec deux fois plus d’intensité que les gains. Notre perception n’est pas linéaire : elle est biaisée par la peur, par l’émotion, par l’évolution elle-même qui nous a appris … Lire la suite

Tout est faux, ou presque, dans le discours d’Agnès Pannier-Runacher

Il est des moments où le bon sens réclame qu’on lève le voile. Où la réalité, trop longtemps pliée aux discours, finit par resurgir, brutale, incontestable. Le discours d’Agnès Pannier-Runacher, incarnation d’une écologie d’apparat, concentre à lui seul ces contradictions qui sapent la confiance des Français, et affaiblissent l’État. Il faut le dire avec calme, mais avec fermeté : tout est faux, ou presque, dans cette rhétorique officielle.

Prenons la question de la santé publique, souvent invoquée pour justifier l’interdiction des véhicules anciens dans les centres-villes. Ainsi le projet des Zones à Faibles Émissions (ZFE) [1] proposait (aujourd’hui abandonné) de chasser les conducteurs modestes au nom des particules fines. Mais dans le même temps, dans les funestes DPE, on décourage … Lire la suite

Pour une politique énergétique de souveraineté et de bon sens

À l’heure des incertitudes géopolitiques, de la flambée des prix de l’énergie et du défi climatique, la question énergétique n’est plus simplement technique ou environnementale : elle est devenue un enjeu vital de souveraineté, de compétitivité et de stabilité nationale. La France doit sortir des logiques idéologiques pour renouer avec une stratégie fondée sur l’efficacité, l’indépendance et la cohérence.

C’est dans ce contexte qu’une proposition de loi récemment débattue vise à fixer une trajectoire énergétique de long terme. Parmi ses orientations, la relance de la filière nucléaire française mérite d’être saluée, encouragée et amplifiée.

Le nucléaire : pilier décarboné, pilotable et stratégique

Depuis les années 1970, la France s’est dotée d’un parc nucléaire unique en Europe, qui lui a permis … Lire la suite

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