Le crépuscule des renégats

Ils ont tous trahi, leurs amis, leurs idées, leurs convictions, pour porter Emmanuel Macron au pouvoir. Et aujourd’hui, à l’aube de son crépuscule, ils recommencent. Comme dans la fable du scorpion et du renard. C’est plus fort qu’eux.
Tout avait commencé par des certitudes, des déclarations hautaines et des postures de vertu. Gérald Darmanin, encore chez Les Républicains, voyait en Macron « le poison définitif de la Ve République » — un « populisme chic », disait-il, « pur produit du système », un homme qui « promet tout, c’est Noël avant l’heure ». Édouard Philippe, plume acérée dans Libération, se moquait de « ce tribun adepte d’un populisme désinvolte », capable de « marcher sur l’eau et … Lire la suite
“La parole vaut l’homme”, dit-on chez nous.

Quand Sébastien Lecornu a été nommé Premier ministre, je n’ai pas eu besoin d’attendre son discours pour comprendre qu’il ne tiendrait pas parole. L’histoire parle pour lui. En politique comme dans la vie, on juge un homme à ses fidélités — et celles de M. Lecornu sont à géométrie variable. Sébastien Lecornu confond rupture et trahison.
La bande du Bellota-Bellota
Sébastien Lecornu avant de prendre la lumière fut le collaborateur de Bruno Le Maire, dont il dirigea la campagne lors de la primaire de la droite et du centre en 2016. Après la défaite de son mentor, il rallia sans enthousiasme l’équipe de François Fillon — non par conviction, mais pour garder sa place. Autour de Bruno Le Maire et … Lire la suite
« La chute de l’agriculture française » [Atlantico]

Tribune publiée sur ATLANTICO.FR
Il y a des chiffres qui résonnent comme des coups de tonnerre. En 2024, l’excédent agricole français est tombé à 4,9 milliards d’euros, un plus bas inédit depuis plus de 20 ans. À la fin de l’été 2025, l’excédent cumulé — vins et spiritueux inclus — n’était plus que de 47 millions d’euros. Et pour la première fois depuis cinquante ans, un basculement historique est en passe de se produire : notre pays pourrait finir l’année avec un déficit agricole.
L’excédent commercial agricole, longtemps source de fierté nationale, jouait le rôle d’un bouclier stratégique : quand nos industries manufacturières reculaient et que le déficit commercial global se creusait, l’agriculture restait ce pilier qui tenait encore l’édifice. … Lire la suite
Invité de « Mettez-vous d’accord » [Sud Radio]

Par Valérie Expert avec Marie-Ève Malouines, Sophie De Menthon, Yves d’Amécourt, Alexandra Szpiner
Valérie Expert et ses invités décryptent l’actualité – Émission du 2 octobre
Épisode du jeudi 2 octobre 2025
Un tour de table de l’actualité au micro de Valérie Expert avec Marie-Ève Malouines, Sophie De Menthon, Yves d’Amécourt, Alexandra Szpiner
Les invités : Marie-Ève Malouines, Journaliste politique, éditorialiste à la Revue Politique et Parlementaire, Sophie De Menthon, Chef d’entreprise, présidente du mouvement ETHIC, Yves d’Amécourt, Viticulteur, ancien élu local, porte voix de Nouvelle Energie, Alexandra Szpiner, Enseignante et Déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Ile-de-France
La France n’est pas condamnée à la faillite — encore faut-il le vouloir

J’ai lu avec beaucoup d’intérêt la tribune de Jean Tirole publiée dans La Tribune le 30 septembre dernier. Notre prix Nobel d’économie y dresse un constat sévère mais lucide : si la France a vu sa dette publique passer de 15 % du PIB en 1975 à plus de 114 % aujourd’hui, ce n’est pas seulement à cause des crises successives ou de la générosité de l’État-providence. C’est aussi, et surtout, parce que notre pays n’a pas su maintenir une trajectoire de croissance, d’innovation et de réforme. Autrement dit : le problème de la dette est d’abord celui de la stagnation.
Tirole met le doigt sur ce qu’il appelle la « pensée à somme nulle ». C’est cette vision étriquée … Lire la suite
[Valeurs Actuelles] La justice, Nicolas Sarkozy et nous : quand le jugement des hommes vacille
TRIBUNE. En permettant aux magistrats de prononcer l’inéligibilité et l’exécution provisoire, sans restriction, au cas d’espèce, le législateur a donné aux juges un levier d’action sur la vie publique, déplore Yves d’Amécourt, porte-voix de Nouvelle Energie, le parti de David Lisnard.
Par Yves d’Amécourt
Publié le 26 septembre 2025 à 17h00

Ce jeudi, Nicolas Sarkozy a été condamné à cinq ans de prison ferme avec exécution provisoire. L’image d’un ancien président de la République ainsi frappé est saisissante, presque irréelle. Ce verdict, au-delà du destin d’un homme, touche à l’âme de nos institutions.
Il y a quelques mois, j’écrivais dans Valeurs Actuelles un édito à l’occasion du procès de François Fillon. La Présidente du Tribunal qui jugeait François Fillon … Lire la suite
[Boulevard Voltaire] La taxe Zucman : un leurre pour éviter les vrais sujets

Au-delà de son absurdité économique, cette taxe se heurte au mur du droit.
La France a un talent rare : celui de transformer un problème bien réel en un slogan creux, une réforme en une gesticulation, une politique publique en un spectacle médiatique. Avec une élégance toute particulière, notre pays sait allumer des contre-feux pour éviter de traiter les vraies questions. La taxe dite « Zucman », votée en première lecture dans une ferveur quasi révolutionnaire, en est l’illustration parfaite.
Présentée comme l’arme absolue pour « faire payer les riches », elle prévoit un impôt annuel de 2 % sur les patrimoines supérieurs à cent millions d’euros. Derrière les applaudissements des tribunes et l’enthousiasme des plateaux télévisés, une réalité économique … Lire la suite
Malbec : du port d’Auxerre à l’Argentine, le voyage d’un cépage français devenu une star mondiale

On l’appelle Cot dans le Val de Loire, Auxerrois à Cahors, Noir de Pressac à Saint-Émilion, Malbeck dans le Médoc, et aujourd’hui Malbec dans le monde entier. Rarement un cépage aura porté autant de noms et connu un destin aussi mouvementé. À la fois ancien et moderne, discret et flamboyant, le Malbec raconte une histoire qui traverse les siècles, les continents, et reflète l’évolution du goût des hommes.
Au Château Bellevue, à Sauveterre-de-Guyenne, nous avons toujours eu une place importante pour le Malbec dans nos vignes. Mon père aimait beaucoup ce cépage, qui est, depuis 50 ans, la signature de nos vins. Ce cépage capricieux demande de l’attention et de la patience. Nous avons appris à le dompter, à choisir … Lire la suite
Hervé Morin : « avant de distribuer la richesse, il faut la créer ! »

Au cours ce ce discours introductif de la traditionnelle « Fête de la Pomme », Hervé Morin a rappelé les succès de la Région Normandie qu’il préside en matière de réindustrialisation et d’emploi. Il a ensuite plaidé pour la croissance et le développement, « seule voie pour redonner du pouvoir d’achat aux Français ». Il a appelé le gouvernement à faire des économies plutôt que d’inventer de nouvelles taxes. Il notamment redit son opposition radicale à la taxe Zucman. Enfin il a donné quelques exemples d’économies possibles à faire rapidement : la suppression du service national universel « qui n’a rien d’universel » , la fin des ruptures conventionnelles (10 milliards d’€uros) « ou comment s’offrir 6 mois de vacances … Lire la suite
Quand le Saint-Emilion était un vin blanc

À l’évocation de Saint-Émilion, le monde entier pense à un vin rouge. Des collines calcaires, des caves creusées dans la roche, des crus classés au prestige centenaire… Mais il n’en a pas toujours été ainsi. L’histoire de ce vignoble, inscrite dans la pierre et dans les mots, raconte une autre vérité : avant de se couvrir de vignes aux raisins rouges, Saint-Émilion fut d’abord une terre de vins blancs. Et c’est dans ce passé que s’enracinent les noms de cépages qui font aujourd’hui la grandeur du Bordelais.
« Rien n’est immuable, tout se transforme. » — Héraclite d’Éphèse
Quand Bordeaux parlait le langage du vin blanc
Du Moyen Âge jusqu’au XVIIIe siècle, l’essentiel de la production bordelaise est blanc. Les … Lire la suite
La taxe Zucman : un leurre pour éviter d’aborder les vrais sujets
La France a un talent rare : celui de transformer un problème réel en un symbole creux, une réforme en gesticulation, une politique publique en slogan.
La taxe dite Zucman, adoptée en première lecture à l’Assemblée nationale dans une ferveur quasi révolutionnaire, en est l’illustration parfaite.
Annoncée comme l’arme absolue pour « faire payer les riches », elle se présente comme un impôt annuel minimum de 2 % sur les très gros patrimoines, ceux supérieurs à 100 millions d’euros.
Mais derrière le vacarme des tribunes et la ferveur des plateaux télévisés se cache une réalité juridique et économique implacable : cette taxe ne verra jamais le jour sous la forme annoncée. Elle fondra comme neige au soleil, laissant derrière elle … Lire la suite
Sauveterre-de-Guyenne : les « Ateliages » célèbrent dix ans de savoir-faire artisanal.

L’association les « Ateliages » a vu le jour en 2015. Composée d’artisans d’art, elle s’est installée dans la maison des artisans à l’angle des rues de la Font et Saint-Romain grâce une convention de partenariat que nous avions signé alors que j’étais Maire de Sauveterre : la mise à disposition du bâtiment (ancien office du tourisme dont nous n’avions plus l’usage après la rénovation des locaux de la mairie ) en échange d’intervention dans les écoles, dans les centre de loisirs et de l’organisation d’un évènement annuel sur la transmission des savoir-faire.
Tout au long de l’année, l’association propose des ateliers et des stages de découverte, d’initiation et de perfectionnement aux divers métiers artisanaux. La boutique met en vente … Lire la suite
Après avoir intégré les Compagnons du Devoir à 14 ans, Kyllian poursuit sa success-story à Sauveterre-de-Guyenne.

À seulement 21 ans, Kyllian Marrassent, habitant de Sauveterre-de-Guyenne (Gironde), a déjà eu mille vies : menuisier compagnon, animateur événementiel, responsable de vente…
Lire la suite sur le site du journal LE REPUBLICAIN
Une question de confiance

Le Premier ministre est monté à la tribune de l’Assemblée nationale pour demander un vote de confiance. Confiance… Ce mot si noble, si fragile, si rare. Comme si la confiance pouvait se décréter par un discours ou s’imposer par un vote. Comme s’il suffisait de la réclamer pour l’obtenir. La confiance, c’est comme l’amour : elle se mérite, elle se gagne, elle se perd. Elle ne se mendie pas.
Dans ce pays, on parle beaucoup de confiance. On en affiche les slogans, on en convoque les symboles. Mais au fond, qu’est-ce qui, aujourd’hui, pourrait nous la rendre ?
L’homme qui parlait de confiance
Prenons celui qui, hier encore, était chef du gouvernement. En 2007, il fit exploser l’UDF pour aller … Lire la suite
Henry de Ponton d’Amécourt de Nancy, gagnant de la Course Paris-Roubaix (280 km), disputée le 7 Avril 1901 sur sa voiture munie de pneus Continental.
Carte postale émise par Eugène Marx et Cie. à l’occasion de l’Exposition philatélique du 22 Novembre 1942.

Ponton d’Amécourt – CPArama.com
La « Nancéienne » de la Société Nancéienne d’Automobiles (Nancy, France) disposait d’un moteur à alcool de 10 ch, à deux pistons opposés dans chaque cylindre (licence Gobron-Brillie). Au lieu d’un carburateur, un distributeur d’essence rotatif fut développé, la quantité de carburant étant régulée par un système d’alimentation goutte à goutte. L’un des avantages de ce dispositif était la possibilité d’utiliser une grande variété de carburants. Le moteur était monté à l’arrière, sur un châssis tubulaire triangulaire, avec transmission par chaîne aux roues.
Un des premiers véhicules profilés de ce type, peut-être celui-ci, conduit par le directeur général de la … Lire la suite
Rave-party · Danser sur les cendres

Ils sont venus par milliers, comme des insectes attirés par la lumière, s’installer au milieu des terres calcinées de l’Aude. Des hectares de forêts et de vignes partis en fumée, des collines noires comme des plaies ouvertes, nécrosées, et sur ce théâtre de désolation, les enceintes crachent leur vacarme. On danse dans les cendres. On boit, on se drogue, et on rit sur le cadavre encore fumant d’un paysage meurtri (l’incendie d’août a … Lire la suite
Politique énergétique : chaque gigawatt (GW) supplémentaire d’éolien ou de solaire entraîne une augmentation de +2,2 % de notre facture d’électricité !

Le 1er septembre, la Commission de régulation de l’énergie (CRE) a publié un document de “clarification” sur les scénarios de développement du système électrique français. Deux jours plus tard, le Cérémé – Cercle d’Études Réalités Écologiques et Mix Énergétique – a réagi par un communiqué argumenté, chiffres à l’appui. Je tiens à saluer cette prise de position courageuse et salutaire, tant elle vient combler le vide laissé par des responsables politiques défaillants depuis maintenant huit ans.
Depuis l’élection d’Emmanuel Macron, la politique énergétique française s’est enfoncée dans une suite de contradictions, d’improvisations et de décisions dogmatiques. On a fermé Fessenheim, retardé la relance du nucléaire, subventionné massivement l’éolien et le solaire intermittents, commencé à démanteler notre parc hydraulique sous … Lire la suite
Barrages, marais et sécheresses : n’est pas « castor » qui peut, n’est pas « enfant du marais » qui veut

On nous raconte une fable moderne : tout ce que la nature façonne serait bon par essence, tout ce que l’homme bâtit serait mauvais par principe. Ainsi des barrages : les castors les dressent et l’on applaudit ; l’homme les construit et l’on soupire, voire même, on les démolit. Cette facilité morale n’est pas à la hauteur des temps. À l’ère des sécheresses et des feux de forêt, cessons de jouer aux animaux — nous n’avons pas à nous faire passer pour des castors quand nous retenons l’eau, ni pour des loups quand nous régulons des populations. Il nous revient d’être des hommes libres et responsables, c’est-à-dire capables de distinguer, libres de discerner et responsables … Lire la suite
La librairie pourrait disparaître : l’association des commerçants de Sauveterre lance une cagnotte pour le sauver.

En cette époque où les centres-villes peinent face à l’expansion du grand commerce, l’âme d’une bastide réside dans la force de ses petites boutiques et la solidarité de ses habitants. À Sauveterre-de-Guyenne (Gironde), l’esprit de corps n’est pas un vain mot. Face aux grandes difficultés que rencontre la Maison de la Presse, l’Association des Commerçants, sous l’impulsion de sa présidente, Stéphanie Bizac de Sybelle Coiffure, a décidé d’agir.
Lire l’article du journal LE REPUBLICAIN à ce sujet
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