Pourquoi Nicolas Sarkozy pourrait encore gagner ? (par Serge Galam, pour JOL Press)
Spécialiste du désordre, inventeur de la « sociophysique », j’applique à l’analyse des mouvements d’opinion une méthodologie nouvelle. Un des seuls à avoir prévu l’arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour en 2002, j’explique ici que la victoire annoncée de François Hollande à l’élection présidentielle française de 2012 est loin d’être certaine.
Comment ? Par le simple retournement d’un pour cent seulement « d’inflexibles » parmi la population, consécutif à quelques évènements mineurs (maladresse des socialistes, mauvais débat de François Hollande, légère dédiabolisation de Nicolas Sarkozy…), pourrait entraîner un renversement substantiel de la tendance actuelle. Les jeux sont donc loin d’être faits par avance. Démonstration.

The Socialist who is likely to be the next French president would be bad for his country and Europe. (…) It is conceivable that President Hollande might tip the balance in favour of a little less austerity now. Equally, he may scare the Germans in the opposite direction. Either way one thing seems certain: a French president so hostile to change would undermine Europe’s willingness to pursue the painful reforms it must eventually embrace for the euro to survive. That makes him a rather dangerous man.



François Hollande veut remettre en cause le traité qui est le pacte de confiance signé par 25 pays européens pour y introduire un mémorandum en quatre points. Tout ce qu’il propose est en place ou en cours d’étude ! Alors, faut-il vraiment ouvrir une crise de confiance majeure au cœur de l’Union européenne pour renégocier ce qui s’y fait déjà ?

« En ce début de campagne de deuxième tour des élections présidentielles, quelques vérités doivent être rétablies sur le bilan européen et international de Nicolas Sarkozy, ainsi que sur ses propositions » ont déclaré lundi Alain Lamassoure, porte-parole des députés de la majorité présidentielle au Parlement européen et Jean-Pierre Audy, président de la délégation.

Depuis la fin des années 90, les pronostics de ce modèle se sont toujours révélés exacts. Plus qu’un sondage d’opinion, « Electionscope » s’appuie sur l’existence d’une correlation probabiliste entre les résultats des élections et les chiffres de notre économie, notamment les courbes du chômage.
Alain Juppé, Ministre d’Etat et ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Jean-Pierre Raffarin, Premier vice-président du conseil national de l’UMP et ancien Premier ministre de Jacques Chirac, Michèle Alliot-Marie, Vice-présidente du Conseil national de l’UMP et ancien ministre de Jacques Chirac, Bernard Accoyer, Président de l’Assemblée nationale, François Baroin, Ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie et ancien ministre de Jacques Chirac, Christian Jacob, Président du groupe des députés UMP à l’Assemblée nationale et ancien ministre de Jacques Chirac, Philippe Briand, Questeur de l’Assemblée nationale et ancien secrétaire d’Etat de Jacques Chirac, Renaud Muselier, Député des Bouches-du-Rhône et ancien secrétaire d’Etat de Jacques Chirac, Jacques Toubon, Ancien secrétaire général du RPR …
La victoire de François Hollande est à peu près acquise, et elle risque d’être éclatante. Le moment est idéal pour se déclarer sarkozyste. La question n’est pas de savoir qui l’emportera en mai 2012. On a longtemps été convaincu dur comme fer que ce serait M. Strauss-Kahn. On a pu croire que ce serait Mme Aubry. On a même pu imaginer que, par un coup du sort, ce serait Mme Le Pen. Il n’est pas tout à fait exclu que M. Bayrou, M. Mélenchon, M. Montebourg se soient monté le bourrichon jusqu’à se persuader de leur chance de l’emporter. Tout sauf Sarkozy. N’importe qui sauf Sarkozy. Ce sera M. Hollande.

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